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Après l’IVG, le débat se déplace sur l’accès à la pilule abortive

27.06.22
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Après l’IVG, le débat se déplace sur l’accès à la pilule abortive

Un jour, une info 07h07

Etats-Unis : Et après l’avortement ?

Cela n’a pas dû vous échapper la cour suprême des Etats-Unis a supprimé le droit à l’Interruption volontaire de grossesse au niveau fédéral. Plusieurs états conservateurs ont déjà interdit l’avortement. Pour pallier cette décision Joe Biden va augmenter l’accès à la pilule abortive. On va faire un point avec vous Clara autour de l’avortement médicamenteux.

La pilule abortive pourrait être un palliatif pour les femmes présente dans les états qui ont interdit ou restreint fortement l’avortement. Elles peuvent être utilisées jusqu’à 10 semaines de grossesse aux Etats-Unis, représentant la moitié des avortements dans le pays. C’est une méthode à laquelle les femmes ont recours plus facilement car il est moins couteux et moins invasif. Connue sous le nom d’avortement médicamenteux, cela consiste à prendre deux médicaments différents, à 24 ou 48 heures d’intervalle, afin d’arrêter le développement de la grossesse, puis de provoquer des contractions semblables à celles d’une fausse couche pour expulser le fœtus. Et après l’annonce de la cour suprême, la demande de cette pilule a explosé.

Quelles sont les conditions pour avoir accès à cette pilule ?

Les pilules peuvent être reçues par courrier et prises chez soi après une consultation initiale avec un médecin par vidéo ou par téléphone. La patiente doit participer à la consultation à partir d’un État qui autorise l’avortement, même s’il s’agit simplement d’être au téléphone dans une voiture juste de l’autre côté de la frontière. L’adresse IP de l’ordinateur ou du téléphone qu’elle utilise permet à la clinique de déterminer où elle se trouve. Juste après l’annonce de la haute cour vendredi, le président Joe Biden a demandé aux responsables sanitaires de s’assurer que les pilules abortives soient disponibles pour les Américaines. Les États conservateurs interdisent toute forme d’avortement, y compris l’avortement médicamenteux. Il est plus que probable que certains de ces Etats ainsi que de puissants groupes conservateurs aillent en justice pour tenter de bannir leur utilisation.

Est-ce que des poursuites seront possible pour cette pilule ?

Dans les Etats anti-avortement, leur utilisation reste une zone juridique flou et fera certainement l’objet de batailles devant les tribunaux. 19 États disposaient déjà de lois interdisant l’utilisation de la télémédecine pour l’avortement. Le Texas a récemment adopté une loi interdisant l’envoi de pilules abortives par la

poste. Et dans les Etats bannissant toute méthode d’avortement, les femmes pourraient se voir interdire la consultation de médecins basés dans un autre Etat ou à l’étranger en téléconsultation. Anticipant de tels plans, le ministre de la Justice, Merrick Garland, a averti vendredi que les Etats ne pouvaient pas interdire les pilules abortives puisque la réglementation fédérale prévaut. Les Etats conservateurs pourraient chercher à poursuivre les agents de santé et les groupes impliqués dans ces efforts. Et même les patientes elles-mêmes.

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