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14 février 2018 : Mgr Antoine de Romanet, évêque aux Armées

Marie-Ange de Montesquieu - Photo de Laurence de Terline

Mgr Antoine de Romanet, évêque aux Armées

Commentaires

  1. Monseigneur,
    C’est avec un intérêt certain que j’ai pris connaissance de votre interwiew du 14/02 dernier, offant, à vos auditeurs(trices), une hauteur, un idéal et une dimension supérieure quant à vos convictions sur l’Armée dans laquelle, pour ma part, je fus baignée par deux parents qui ont été, l’un comme l’autre, des résistants durant la dernière guerre. Je vous remercie de l’hommage que vous rendez à tous ces jeunes de l’époque. Votre Reconnaissancee est d’autant plus vivante que nous venons de perdre le dernier de nos deux parents, notre Mère, qui, drapée du drapeau tricolore, lié à ses décorations (Légion d’Honneur, Médaille Militaire, Croix de guerre, croix du combattant, chasseur du 31ème BCA), nous lui rendîmes les Honneurs Militaires. Ce fut, en effet, un moment très vibrant et émouvant et vous avez raison d’insister sur la Grandeur d’Ame de ces soldats, d’abord enracinés dans des convictions spirituelles.
    Durant cette dernière guerre, ma Mère avait 18 ans ; elle s’en est allée à 92 ans. A vous entendre, à vous écouter, je n’ai probablement pas été toujours très à son écoute alors que c’eut dû être, pour Elle, notamment en fin de vie, un vrai traumatisme : Elle était agent de liaison.
    Partie, je réalise mieux, par votre discours, l’Honneur, que vivante, j’aurai déjà dû lui rendre.
    La trame militaire se poursuit : j’ai un de mes quatre fils, marié et père de deux enfants, qui s’est engagé depuis un an. Il suit une première formation à Coëtquidan, puis la seconde, en septembre prochain à Saumur.
    Je respecte ce libre engagement et vos mots sont de Grandeur pour comprendre et mieux accepter ce choix.
    Deux autres de mes fils, depuis de nombreuses années, sont eux aussi réservistes.
    Néanmoins, à se taire pour ne pas briser l’élan et la spontanéité d’une libre décision, une Mère, consciente des aléas et, en connaissance des risques encourus, doit soutenir et encourager cette « vocation » sans grande conviction alors que, déjà, notre société ne présente pas des situations bien confortables.
    Certes, c’est magnifique mais, inévitablement, je m’inquiète des missions à venir. Nos familles ont si souvent payé de leur sang que je ne m’engage pas complètement pour faire un tel « don ». Contrairement aux engagés qui acceptent cette base conditionnelle, le chemin, pour une mère est plus difficile, nous ne recevons aucune formation en ce sens. J’ai déjà combattu contre la maladie : la lourdeur de ces fardeaux, conduit en silence, demeure toujours peu sécurisant. Mes acceptations sont des contraintes sans fin, d’aucune sécurité. Je cherche la Paix et le courant de ma vie ne m’en assure aucune….. L’élasticité du courage, avec l’âge, s’amenuise et ma tonicité faiblit. Je demeure dans l’Espérance mais Elle ne correspond pas à notre monde en face duquel les combats quotidiens de la Relation Humaine relatent un tout autre Esprit, insupportablement matérialiste !
    Puisse, Monseigneur, être assurée de vos prières où la confusion des genres vient à me troubler dans les axes essentiels à conduire, promptement, notre génération et les suivantes.
    Recevez, Monseigneur, l’assurance de ma Haute et respectueuse considération.
    E.L.

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