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18 avril 2021 : La malédiction d’Eve – Evangile de demande de Jacques et Jean – La grotte de Saint Jean le Baptiste

Victor

CHANTS

« Sanctuaires orthodoxes du Nord de la Russie – répertoire du monastère Kirillo-Belozersk » anthologie qui a été enregistrée en 1995, par le Chœur des moines de Valaam, sous la direction d’Igor Ouchakov.

INTRODUCTION  de Victor Loupan

La malédiction d’Eve

Dieu dit à la femme : « Je multiplierai tes souffrances, et spécialement celles de ta grossesse ; tu enfanteras des fils dans la douleur ; ton désir se portera vers ton mari, et il dominera sur toi. » Telles sont les paroles de la malédiction d’Eve, dans le 3e livre de la Genèse, juste après le péché originel. Cette malédiction se retrouve dans tous les peuples et toutes les religions. Seul le peuple élu l’a un peu adoucie, grâce à la promesse d’enfanter le Messie, promesse qui peut s’exercer en toute femme, nulle ne sait laquelle sinon Dieu. Quant aux musulmans, ils ont repris la malédiction en y ajoutant la polygamie et en retirant la promesse.

Seul Jésus a relevé les femmes, les a bénies et en a fait Ses réceptacles privilégiés. La première, bien sûr, est sa Très Sainte Mère, la toute Pure. Mais les autres sont nombreuses et loin d’être pures. Qu’elles soient pécheresses comme Marie-Madeleine, la femme adultère ou la Samaritaine, ou qu’elles soient dites « impures » comme l’hémoroïsse affligée d’un flux de sang continu depuis 12 ans, ou simplement « étrangère », comme la Cananéenne qui supplie de pouvoir, comme un petit chien, ramasser les miettes qui tombent de la table. Toutes sont relevées et nous sont données comme exemples de foi. Comme dit St Jean Chrysostome : « Jésus nous montre l’efficacité de la Croix qui dissipe toutes les causes de tristesse et est pour nous la source de tous les biens. C’est ainsi qu’il fait porter aux saintes femmes les paroles de joie, parce que ce sexe était comme voué à la tristesse par suite de la malédiction prononcée contre lui. »

EVANGILE ET HOMELIE par le père Marc-Antoine Costa de Beauregard

La demande de Jacques et Jean (Marc 10, 32-45) – Sainte Marie l’Egyptienne

En ce temps-là, les disciples étaient en route montant vers Jérusalem et Jésus les conduisait, et ils étaient remplis de stupeur, et ceux qui suivaient avaient peur ; Jésus prit de nouveau à part les Douze,  et commença à leur dire ce qui allait lui arriver : « Voici que nous montons vers Jérusalem et le Fils de l’Homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort et le livreront aux nations : celles-ci se moqueront de lui, elles lui cracheront dessus, elles le feront fouetter et mettre à mort et, après trois jours, Il ressuscitera. » Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchèrent de lui et lui dirent : « Maître, nous voulons que Tu fasses pour nous ce que nous allons te demander. » Jésus leur dit : « Que voulez-vous que Je fasse, Moi, pour vous ? » Ils lui dirent : « Accorde-nous de siéger dans ta gloire, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche. » Mais Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez ; pouvez-vous boire la coupe que Je bois ou être baptisés du baptême dont Je suis baptisé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que Je bois, vous la boirez et le baptême dont Je suis baptisé, vous en serez baptisés. Mais siéger à ma droite ou à ma gauche, cela ne m’appartient pas de l’accorder ; c’est à ceux pour qui c’est. » Les dix entendirent et commencèrent à s’irriter contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous savez que ceux qui passent pour chefs des nations les tiennent sous leur pouvoir et que les puissants d’entre elles disposent d’elles. Il n’en est pas ainsi parmi vous : que celui qui veut devenir grand parmi vous soit votre serviteur, et que celui qui veut être le premier parmi vous soit l’esclave de tous. Car le Fils de l’Homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

SAGESSE DES PERES par Victor Loupan

La grotte de Saint Jean le Baptiste

Voici le premier récit de Jean Moschos. Celui qui commence son livre « Le pré spirituel ». Ecoutez bien :

« Au monastère d’abba Eustorgios, on m’a raconté la vie édifiante d’un Ancien nommé Jean qui demeurait dans ce monastère. C’était l’époque où Elias était archevêque de Jérusalem. Elias luttait alors, de toutes ses forces, contre le monophysisme qui niait que Jésus Christ est vrai Dieu ET vrai homme. Et voilà qu’Elias veut nommer abba Jean, higoumène de ce monastère. Mais l’Ancien refuse en disant : ‘‘Je veux aller prier sur le mont Sinaï.’’ L’archevêque tente de lui imposer cette fonction et de partir, ensuite, au Sinaï en tant qu’higoumène. Nouveau refus d’abba Jean. Finalement l’archevêque le laisse partir avec la promesse qu’à son retour, il acceptera la charge. Abba Jean salue Mgr Elias et prend la route du mont Sinaï. Or, à peine a-t-il traversé le Jourdain qu’une fièvre le saisit. Ne pouvant plus avancer, il cherche refuge dans une petite grotte où son disciple l’installe et le soigne. Mais la fièvre persiste et abba Jean ne peut plus bouger. Au bout de trois jours, il voit en songe quelqu’un qui lui demande ‘‘Dis-moi, l’Ancien, où veux-tu aller ?’’ Jean lui répond : ‘‘Sur le mont Sinaï.’’ L’apparition lui réplique : ‘‘Non, n’y va pas !’’ Mais abba Jean s’obstine, l’apparition disparaît et la fièvre augmente. La nuit suivante, elle se présente de nouveau et lui dit : ‘‘Pourquoi veux-tu ainsi t’épuiser, noble ancien ? Ecoute-moi. Ne va nulle part.’’ – ‘‘Qui es-tu donc ? lui demande abba Jean.’’ – ‘‘Je suis Jean le Baptiste. Reste ici, car cette grotte si petite est plus grande que le mont Sinaï. Notre Seigneur m’y a souvent rendu visite. Si tu veux y demeurer, je te rends la santé.’’ Abba Jean accepte alors avec plaisir. A peine s’est-il formellement engagé à rester dans cette petite grotte… qu’il est guéri ! Il y resta jusqu’à la fin de sa vie. Il fit de cette grotte une église et y fonda un monastère. Ce lieu s’appelle Sapsafas. A gauche, se trouve le torrent Carith où le prophète Elie a été envoyé par Dieu, lors de la sécheresse, et où il a été nourri par des corbeaux. »

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