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PMA, MPA, GPA

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La question qu’on se pose aujourd’hui : quelles différences y a-t-il entre PMA, GPA et MPA ? La PMA est la procréation médicalement assistée, qui recouvre la fécondation in vitro d’ovocytes et de spermatozoïdes , le recours éventuel à des dons de gamètes, masculins ou féminins, mais aussi parfois la seule insémination de gamètes masculins. La GPA est la gestation pour autrui, qui consiste en un don de gestation, c’est-à-dire le fait pour une femme de porter et mettre au monde un enfant pour autrui. Enfin la MPA est la maternité pour autrui, dans laquelle la femme porte un enfant conçu avec l’un de ses ovocytes : elle est donc aussi la mère biologique.

Le principe de la gestation pour autrui est d’inséminer une femme porteuse avec un ou plusieurs embryons conçus par les parents d’intention qui, pour y parvenir, peuvent recourir à un don de gamètes. Pour les couples homosexuels et les hommes célibataires, une donneuse d’ovocytes intervient systématiquement : c’est la mère biologique. Pour les couples hétérosexuels, environ 50 % d’entre eux recourent à une donneuse d’ovocytes dans les cas où la mère d’intention, stérile, ne peut ni utiliser les siens, ni porter d’enfants. Dans tous les cas, la femme porteuse, souvent appelée à tort « mère porteuse », ne porte jamais d’enfant conçu à partir d’un de ses ovocytes. Le schéma de la famille traditionnelle explose, mais la ligne directrice est conservée : comme pour l’adoption, c’est bien le désir d’être parent qui fait le lien avec l’enfant, pas la biologie.

Les différentes étapes d’une GPA sont franchies avec l’aide d’une agence spécialisée. Première étape, le choix de la donneuse d’ovocytes, réalisé sur dossier, sans rencontre avec la donneuse, selon un principe pas si éloigné des diagnostics préimplantatoires permettant de sélectionner des embryons ne portant pas certaines maladies génétiques héréditaires. Mais cela ne revient pas à fabriquer des enfants sur mesure, car le patrimoine génétique n’est pas tout ! La rencontre avec la mère biologique n’est pas systématique, le but n’étant pas de lui donner un rôle de mère qui ne correspondrait ni à son désir, ni à celui des parents d’intention. Deuxième étape : la rencontre d’une femme porteuse, sélectionnée par l’agence pour être biologiquement compatible avec la donneuse, et psychologiquement compatible avec les parents d’intention. Les conditions d’éligibilité sont drastiques : aux Etats-Unis, elles doivent être majeures, avoir eu au moins un enfant qu’elles élèvent, ne jamais avoir perdu d’enfant, et justifier d’une situation financière stable.

La GPA, technique de procréation reconnue par l’OMS, est avant tout une aventure humaine, qui répond à une demande réelle. Près de 15 % des couples hétérosexuels éprouvent des difficultés à avoir des enfants, et ce chiffre est en augmentation. En cause : les rythmes de vie, l’alimentation, la pollution et le tabac. Près de 20 % de ces infertilités dont dues à une incapacité de porter un enfant, et non de le concevoir. 60 % des couples ayant recours à la GPA sont donc des couples hétérosexuels.

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