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2 février 2018 : sommes-nous à la veille d’un scandale à propos des maisons de retraite en France?

Sophie Nouaille
Photo credit Matthias Zomer
Photo credit Matthias Zomer

Manque de places, d’effectifs, des conditions de travail dégradées, mauvais traitements, budget insuffisant, des tarifs exorbitants par rapport aux retraites…L’hébergement collectif  de nos aînés va mal et ce n’est pas d’aujourd’hui. Le système de maisons de retraites en France, bien que marché très lucratif, va mal!   Et au vu des projections démographiques, la situation risque de s’aggraver!  Les mesures annoncées par le gouvernement sont décriées par tous les acteurs du secteur ! Alors quelle politique faut-il ? Qu’en sera t-il demain pour nos aînés?  Quelle place dans notre société pour la dépendance, censée être le 5e risque  de l’assurance sociale? Qu’en disent les familles?  Autant de questions fondamentales posées par Sophie Nouaille à  :

  • Romain Gizolme: Directeur de l’AD-PA . L’AD-PA est l’Association des directeurs au service des personnes âgées. Cette association regroupe les directeurs de services à domicile, de coordinations et d’établissements publics comme privés pour personnes âgées.
  • Docteur Alain Bérard: Médecin de santé publique (spécialisé dans les politiques de santé en France et à l’étranger), économiste de la santé et juriste en santé (droit médical et droit de la santé). Il est directeur adjoint de la Fondation Médéric Alzheimer. Il travaille particulièrement sur ce que sera la maladie d’Alzheimer en 2025-2030 et sur les besoins des personnes malades et de leurs aidants. Le Dr Bérard est l’auteur et le coordinateur de plusieurs articles, rapports et livres sur l’aide à apporter aux aidants, sur l’impact socio-économique de cette maladie sur les personnes malades et leurs proches.
  • Madame Monique Iborra : Députée « En Marche »de Haute-Garonne (6ème circonscription) et vice-présidente de la Commission des affaires sociales à l’Assemblée Nationale. Elle travaille sur une nouvelle mission parlementaire dont le rapport sera rendue le 14 mars prochain à la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale. Cette mission est la poursuite de la mission “flash” qu’elle a précédemment menée et qui avait pour objectif de faire un diagnostique sur les difficultés rencontrées par les EHPAD et de donner des recommandations. La poursuite de cette mission a pour objectif de travailler sur le fond du problème de la prise en charge du vieillissement de la population en France.
  • Dominique Hervouet : Président de  l’ASCVS 44 ( membre de la Fédération Nationale des Associations et Amis de Personnes Agées Et de leurs Familles). L’ASCVS 44 est née le 12 avril 2005, à l’appel de membres de conseils à la vie sociale, de résidents en maison de retraite et de leur familles. Cette initiative est le résultat de contacts préalables avec des directeurs, et gestionnaires, constatant en commun la dégradation des conditions de vie en maison de retraite, et pointant particulièrement d’une part le manque de personnel, en nombre et en qualité de formation, dans des équipements accueillant désormais de plus en plus de personnes vieillissantes et handicapées, et d’autre part, le coût des pensions de plus en plus lourd pour les familles
  • Eric Lebec  : sa maman est résidente d’un EHPAD à Vierzon

 

Commentaires

  1. Le gouvernement propose 50 millions pour l’aide aux personnes dépendantes, alors qu’il faudrait 4 milliards. On agit dans l’urgence alors que les problèmes étaient annoncés depuis longtemps. Chirac, Sarkozy, Hollande avaient fait des promesses…restées lettres mortes.

    La justice ne devrait-elle aussi intervenir pour mettre en examen les hommes politiques pour non assistance à personnes en danger ? (De même d’ailleurs que par rapport au diésel). D’autant qu’il vaut mieux que ça se fasse dès à présent, que s’il existe un Au-monde, qu’ils y terminent en enfer.

  2. Comment l’état semble cautionner les exactions des compagnies d’assurances qui vendent des contrats dépendance perte d’autonomie sensés participer au financement de cette perte d’autonomie.

    Maman aujourd’hui âgée de 98 ans et placée dans un Ehpad à cause de sa perte grandissante d’autonomie a cotisé pendant plus de 40 ans à une assurances dépendance (CNP assurances). J’ai essayé à maintes reprises avec tous les documents demandés à l’appui (et il y en a !) de faire valoir ses droits sans succès.
    A chaque fois, l’organisme me demandait des renseignements complémentaires ou prétendait que mon courrier n’avait pas été adressé à la bonne adresse alors qu’eux même au téléphone m’avait communiqué cette adresse, etc… ce serait trop long pour expliquer ici toutes les difficultés rencontrées. Son état de dépendance en GR2 a été confirmé par son médecin, ce qui pour l’organisme n’a aucune valeur puisque c’est lui qui définit son état de dépendances (à la fois juge et partie) à l’aide d’une grille composée d’items qui sont rédigés de façon à ce que la personne concernée soit grabataire pour pouvoir faire valoir ses droits, sans compter les délais de carence. A ce stade, il faut une aide bien solide ! je considère que la compagnie a abusé de la situation de veuve de maman pour lui « fourguer » un contrat dont elle savait très bien à l’avance que maman n’en bénificierait jamais. C’est proprement scandaleux. J’ai écrit à la Présidence de La République pour dénoncer ces faits. Celle-ci m’a répondu que Monsieur Emmanuel Macron était très attentif aux préoccupations que j’exprimais et qu’il avait signalé ma démarche auprès du Ministre de l’Economie et des Finances chargé de me répondre. Deux mois après je n’ai toujours aucune réponse.
    Voilà comment des milliers de personnes qui prévoient leur protection pour ne pas dépendre ni de la société ni de leurs enfants se font berner par des compagnies qui font des bénéfices colossaux au détriment des plus démunis en toute impunité. Le financement de la dépendance devient de plus en plus difficile vu le prix des maisons de retraite très élevé par rapport au niveau de ressources de la plupart des résidents. Les gens qui n’ont pas de moyens suffisants et pas de famille sont pris entièrement en charge par la société qui bientôt ne pourra plus financer vu le nombre grandissant de personnes âgées et pendant ce temps nos gouvernements semblent cautionner les agissements des banques véreuses. Comment réagir à part alerter pour que d’autres personnes en état de fragilité ne se fassent pas berner par des organismes peu scrupuleux ?

    Catherine

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