Chronique Les Enfants du Mékong

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23 octobre 2020 : Les Jaraï, une minorité ethnique à soutenir

illustration enfants du mékong

« Bonjour Antoine, c’est une vidéo qui vous a ému et dont vous nous parlez aujourd’hui.

  • Oui, un témoignage plus exactement. C’est celui de Ralhan, 6 ans, Jaraï que nous raconte Blandine sur notre site internet. Blandine est chargée de parrainage au Vietnam et s’occupe notamment des orphelins Jaraï. Pour ceux qui nous écoute régulièrement, le mot n’est peut-être pas inconnu. Les Jaraï sont une minorité ethnique extrêmement pauvre des hauts plateaux du centre du Vietnam. La petite Prin de notre film GRANDIR est une Jaraï mais c’est de Ralhan que Blandine nous parle.

Que vous en a-t-elle dit ?

  • Je vais essayer de reprendre ses mots :

« Quoi, tu ne comprends pas ? Tu es bon à rien. Tu es stupide. On ne fera jamais rien de toi. Je ne m’arrêterai pas pour t’expliquer. Tu es trop bête ». Voilà la rengaine qu’entend chaque jour Ralhan, lorsqu’il va à l’école vietnamienne. Ralhan, s’est levé ce matin avec le soleil, a plié la natte sur laquelle il a dormi, et, par chance a pu manger le riz qui lui restait. Les autres jours, il va à l’école le ventre vide. Ralhan est orphelin, comme beaucoup d’autres, et ne parle que le jaraï. Lorsqu’il est à l’école, les cours sont dispensés par des vietnamiens en vietnamien. Il ne comprend pas un traitre mot de ce qui se raconte. Au mieux il a droit à de l’indifférence de la part de ses professeurs, au pire, des reproches, des violences verbales, physiques aussi parfois. Comment de tels mots résonnent-t-ils dans le cœur de ces enfants jaraï, orphelins de père et ou de mère pour la majorité d’entre eux ? Pas difficile pour notre Ralhan, de 6 ans, de finir par y croire : je suis idiot. Je ne comprends rien. Comme Ralhan, beaucoup d’enfants issus de la minorité ethnique Jaraï, sont en décrochage scolaires, se considèrent comme des parias. Les jaraï n’ont plus de juste estime d’eux-mêmes.

une jeune Jaraï ©Jean Matthieu Gauthier
une jeune Jaraï ©Jean Matthieu Gauthier

Et pourtant ces populations agricoles ont besoin d’aller à l’école. Ils ont besoin d’étudier pour avoir un travail. Ils ont besoin d’étudier pour ne plus se faire avoir sur les marchés où on leur vend des produits de mauvaise qualité et plus chers.

Non, Monsieur le professeur, Non Madame la professeure, Ralhan n’est pas un bon à rien. Non, Ralhan n’est pas stupide. Non, Ralhan n’est pas trop bête. Il ne parle tout simplement pas vietnamien. C’est différent ! Comment aider ces professeurs à changer leur regard sur les jaraï ? Comment aider ces jaraï à regagner confiance en eux ? »

La solution existe. Blandine l’a trouvée et la défend avec tout son cœur chez Enfants du Mékong et dans cette vidéo. La solution c’est les classes d’affection. Si cela vous interpelle, je vous invite à aller découvrir le témoignage de Blandine sur notre site internet et à soutenir ces merveilleuses classes qui redonnent espoir à des centaines d’orphelins et permettent à des enfants comme Ralhan d’échapper au décrochage scolaire. Merci Blandine pour ce merveilleux témoignage et surtout bravo Ralhan ! »

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