Carte blanche de Didier Rance

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Émission du 22 septembre 2018 : Silence

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Copie d’une lettre de vieux grognon, votre serviteur.

Monsieur le Maire,

N’ayant qu’une semaine de vacances, nous avions choisi de partir loin des villes, dans une région de moyenne montagne juste à côté d’une zone qui a le privilège, peut-être unique d’être mentionnée sur les cartes de l’Institut National géographique comme « zone de silence », pour des raisons historico-religieuses que vous connaissez mieux que nous.

Nous avons loué chez Monsieur (je saute le nom), et nous ne pouvons que nous féliciter de ce choix, de la beauté de la nature sur le territoire de votre commune, et la qualité des services et commerces qu’on y peut trouver.

Par contre nous avons été plus que désagréablement surpris par le niveau sonore de nuisance induit dans tout le Bourg, et entre autres là où nous logions, par la sonorisation d’un Festival supposé être musical durant quatre jours dans la journée, toute la soirée et tard dans la nuit – le samedi jusqu’à 2 Heures du matin.  J’écris musical entre guillemets car émettre durant dix heures ou plus quasiment sans discontinuer un volume sonore jusqu’un ou deux décibels en dessous de ce qui est interdit par la loi, ne peut être appelé musique mais seulement nuisance sonore grave, aggravée par l’abus des bases, créant des troubles physiologiques et nerveux chez les personnes ordinairement constituées.

Nous avons remarqué qu’à l’entrée du dit Festival on distribuait systématiquement des boules Quiès – et un des gardes d’entrée nous a dit que lui-même et d’autres ne souffraient pas moins que nous de la violence sonore, mais qu’ils n’avaient pas voix au chapitre. De plus, on connait les dégâts commis par une telle exposition à des nuisances sonores durables sur l’appareil auditif audition des nouvelles générations. Plus encore, en faisant nos courses dans les magasins du Bourg, nous avons entendu tant chez les acheteurs que chez les commerçants des plaintes similaires aux nôtres – on nous a d’ailleurs demandé de vous écrire.

Nous ne comprenons pas comment le centre de votre commune peut se transformer ainsi plusieurs jours par an en lieu qui certes attire un nombre non négligeable de personnes en quête de sensations fortes mais en fait fuir bien d’autres et ternit l’image de votre commune.

Considérations distinguées

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