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Shoah : le pape François rappelle l’urgence du travail de mémoire

Le pape François n’a pas manqué de mentionner la journée dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, hier, lors de son audience générale au Vatican.

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Le 27 janvier 1945, la première patrouille de l’Armée rouge fait son entrée à Auschwitz et découvre l’horreur. Elle délivre alors 7000 détenus de la barbarie. Depuis, 2002, cette journée est dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste. Elle a été décrétée en 2002 par le Conseil de l’Europe puis en 2005 par l’Organisation des Nations unies. Cette date mondialement célébrée est aussi l’occasion de rappeler, à travers des dispositifs pédagogiques, l’importance de perpétuer la mémoire de l’Holocauste et d’empêcher qu’un tel évènement se reproduise.

Une commémoration un peu spéciale

En ce 76e anniversaire de la libération d’Auschwitz, les commémorations ont été bousculées par le contexte sanitaire lié à la pandémie de Covid-29. La plupart des cérémonies se sont en effet tenues en petit comité ou ont été retransmises en ligne, comme celle de l’Unesco, retransmise sur les réseaux sociaux. En introduction de son discours, la présentatrice de la cérémonie a ainsi souligné la nécessité de ne pas oublier, à une période où « le visage de l’antisémitisme se révèle encore et plus que jamais à nous« . Le pape François s’est lui aussi exprimé sur le sujet à l’occasion de sa  traditionnelle audience générale du mercredi. Il a ainsi insisté sur l’importance du souvenir comme « expression de l’humanité et signe de civilisation ». Se souvenir est une condition pour un avenir meilleur de paix et de fraternité ». 

 

Le travail de mémoire, ce n’est pas simplement se tourner vers le passé. C’est surtout regarder vers l’avenir avec l’idée du passé : « Se souvenir, c’est aussi être prudent car ces choses peuvent se reproduire, à commencer par des propositions idéologiques qui veulent sauver un peuple et finissent par détruire un peuple et l’humanité. Faites attention à la façon dont ce chemin de la mort, de l’extermination et de la brutalité a commencé », a-t-il averti. Parmi les 6 millions de victimes causées par les crimes nazis durant la Seconde guerre mondiale, l’Eglise catholique a payé un lourd tribu. 3000 prêtres, religieux et séminaristes ont ainsi été déportés à Dachau : un millier d’entre eux y ont laissé la vie.