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« En Quête de Sens » : Les soignants lors de la première vague, « c’était de l’humain qui était déchiré »

Comment les soignants ont-ils tenu le choc depuis un an de crise sanitaire ? Après plusieurs vagues épidémiques successives, gros plan sur le moral des professionnels de santé dans En Quête de Sens à l’occasion du dimanche de la Santé, le 7 février.

Journey inside the High Containment Department in the Intensive Care Unit of the Spallanzani Hospital during Covid-19 coronavirus pandemic in Rome, Italy on January 17, 2021. Photo by Roma/IPA/ABACAPRESS.COM Combinaison Combi Jumpsuit Epidemic Pandemie Virus Epidemie Virus Pandemic Epidemy Epidemics Cabinet medical Hopital Clinique Hopitaux Hospital Maladie Illness / Disability Tenue de protection Protective Clothing Coronavirus Corona virus Coronavirus Corona virus Covid 19 Coronavirus Covid-19 Coronavirus 2019-nCoV Covid-19 Covid-19 Coronavirus Covid-19 Coronavirus 2019-nCoV Covid 19 | 753221_005 Rome Italie Italy
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Le 7 février prochain, l’Eglise célèbre le Dimanche de la santé. Chaque paroisse du diocèse est encouragée à porter une attention particulière aux personnes souffrantes, prier ensemble, proposer pendant la messe ou à un autre moment le sacrement des malades.

A cette occasion, le Jour du Seigneur programme une émission spéciale sur les soignants. Radio Notre Dame s’est associée à cette initiative et a abordé le sujet aujourd’hui dans En Quête de Sens. Comment les soignants ont-ils tenu le choc ? C’est la question qui était posée aux invités de Marie-Ange de Montesquieu, Philippe Vayrac, chargé de liturgie télévisée pour le Jour du Seigneur, en charge de la messe en direct de ce dimanche à la Pitié-Salpêtrière, le Docteur Jean-Louis Bavoux, médecin généraliste, diacre permanent à la paroisse St Léon 15e, le docteur Bertrand Galichon, Président du Centre catholique des médecins français et Responsable-adjoint des urgences à l’hôpital Lariboisière, Valérie Paint, responsable laïque de l’aumônerie catholique de la Pitié-Salpêtrière. 

Une loupe virale

Arnauld Pionnier, des délégués FO santé en Lorraine a récemment évoqué un moral des personnels de santé particulièrement bas en ce moment, après plusieurs vagues épidémiques successives. Un constat que partage le docteur Bertrand Galichon : “Si le sens du soin a primé au printemps, les vieux travers sont aujourd’hui réapparus”, explique-t-il, pointant du doigt les mesures d’accompagnement qui ont suivi la reprise en main par l’administration de l’hôpital. “Cette épidémie a été un puissant révélateur, une loupe virale. Elle a mis en avant tous les travers de notre société. Elle a mis en lumière l’esprit sécuritaire qui nous habite”,  Docteur Jean-Louis Bavoux. 

Le moral des patients est aussi en berne, ajoute le Docteur Jean-Louis Bavoux. Parfois, cette blessure psychologique s’est traduit par une révolte spirituelle et des questionnements pour les plus croyants au moment du premier confinement au printemps : «  »Mais que fait Dieu? », avançaient certains patients », affirme Docteur Jean-Louis Bavoux, diacre permanent à la paroisse St Léon 15e. 


Matinee-des-soignants-JDS Une émission en collaboration avec la matinée spéciale du « Jour du Seigneur » de ce dimanche 7 février « Du côté des soignants » (10h30-12h sur France 2)

 


“C’était de l’humain qui était déchiré”

Face à cette ambiance morose, une solidarité humaine a émergé dans l’urgence. Une solidarité mise au jour dans le secteur hospitalier. C’est ce que confirme Valérie Paint qui souligne quant à elle une “avalanche de charité qui s’est déployée au premier confinement et qui s’est confirmée depuis”. De petits gestes qui permettent probablement d’adoucir une réalité abrupte. Les soignants ont ainsi été pour la première fois confrontés à une mort violente, nue, face à des patients qui vivent leurs derniers instants seuls, sans accompagnement familial ni spirituel. “Je me suis mal remis de cette histoire”, confie Bertrand Galichon. Et d’ajouter “j’en veux pour preuve tous ces soignants qui ont pleuré aux urgences devant la mort de gens. C’était de l’humain qui était déchiré”. « Cette crise nous questionne sur la vision de la mort et sur le sens de la vie finalement. Ça a révélé une crise de société, morale et spirituelle« , complète Dr Jean-Louis Bavoux, Médecin généraliste, diacre permanent à la paroisse St Léon 15e. 

 

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