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Mgr Habert, évêque de Bayeux-Lisieux : « Je reçois ce choix du pape François comme une grâce »

Il lui avait succédé en 2011 au diocèse de Seez, il lui succède désormais au diocèse de Bayeux-Lisieux. Après la démission pour raison d’âge de Mgr Jean-Claude Boulanger, Mgr Jacques Habert vient d’être nommé à la tête du diocèse de Bayeux-Lisieux.

Mgr Habert réagit à sa nomination à la tête du diocèse de Bayeux-Lisieux ce mardi 10/11/2020

Sans évêque depuis la démission de Mgr Jean-Claude Boulanger au mois de juin dernier, les fidèles du diocèse de Bayeux-Lisieux (Calvados) s’apprêtent à accueillir leur nouveau pasteur, Mgr Jacques Habert, 60 ans, jusque-là évêque de Séez (Orne) depuis près de dix ans.

« Accueillir l’ancien évêque de Séez devient pour vous une tradition ! Je reçois ce choix du pape François comme une grâce, je le reçois dans l’obéissance de la foi« , écrivait ce mardi 10 novembre Mgr Habert dans un message adressé aux fidèles de son nouveau diocèse, succédant pour la deuxième fois à Mgr Jean-Claude Boulanger. En 2010, celui-ci avait été nommé évêque de Bayeux-Lisieux après avoir occupé le siège épiscopal de Séez pendant près de huit ans.

« Pour moi, cela fait déjà plusieurs semaines que j’ai eu le temps de digérer cette nouvelle », confie l’évêque qui a été invité par le nonce à Paris au mois de septembre dernier, lors d’un point presse organisé en visio-conférence depuis la Maison diocésaine de Séez cet après-midi. « Après dix ans passés dans le diocèse de Seez (Orne), j’y pensais », poursuit-il. « Mais on répond à l’appel du Pape, de l’Eglise et puis surtout du Seigneur ».

Ordonné en 1989 pour le diocèse de Créteil, Mgr Jacques Habert a été vicaire dans diverses paroisses jusqu’en 2002, avant d’être curé de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) jusqu’en 2010. Après une année en tant que vicaire épiscopal pour les séminaristes et pour les secteurs pastoraux de Nogent-sur-Marne et de Fontenay-sous-Bois, il est nommé évêque de Séez en 2011.

Après tant d’années, « c’est un arrachement de quitter ce diocèse«  a réagit Mgr Habert, remerciant les fidèles du diocèse de Séez pour leur accueil et tout ce qu’ils lui ont donné de vivre.  Ajoutant que c’est « avec enthousiasme » qu’il veut poursuivre cette nouvelle mission qui lui est confiée dans ce diocèse voisin. Bayeux-Lisieux, situé dans le Calvados, n’est en effet qu’à une centaine de kilomètres seulement de son siège épiscopal actuel à Seez où il restera pour le moment, le temps d’organiser son déménagement. En effet, en raison des restrictions sanitaires, rien n’a encore pu être prévu et les informations relatives à son installation « en principe début janvier«  seront communiquées ultérieurement.

« Ce chemin qui me conduit de Sées à Bayeux, une autre l’a accompli d’Alençon à Lisieux. Je reçois cela comme une grâce et je demande à Sainte Thérèse sa prière. Je prie aussi avec vous pour la béatification de sa sœur Léonie », écrivait encore Mgr Habert dans sa lettre aux fidèles de Bayeux-Lisieux.

« Les liens entre les diocèses de Séez et de Bayeux-Lisieux font que je n’arrive pas en terre inconnue. Je mesure combien c’est à la fois un atout, mais peut-être aussi une limite. » Les diocèses de Bayeux-Lisieux et de Seez sont « deux diocèses anciens et frères, aux liens indéfectibles », notamment par la famille Martin, a-t-il expliqué lors du point presse ce mardi. « L’Eglise n’est pas dans une bulle, elle est partie prenante à la bonne santé du département. Dans les années qui viennent, je vais continuer à promouvoir l’unité des deux diocèses », poursuivait le prélat pour qui un renforcement des liens au niveau de la Province est une priorité.

Autre priorité : « Ma première démarche sera d’aller à la rencontre des personnes, même si cela sera limité dans les premiers temps. Je serai un évêque sur le terrain, je prendrai le temps de découvrir et d’écouter ».

Actuellement membre du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles de la Conférence des évêques de France (CEF), évêque accompagnateur de l’Association des œuvres mariales et responsable du projet «Terre d’espérance», les défis à relever seront nombreux et Mgr Habert compte bien sur son expérience pour faire avancer les choses, notamment concernant la mission de l’Eglise rurale. « Pendant ces dix ans, j’ai découvert une nouvelle réalité, la mission de l’Eglise en monde rural et agricole. »  Au sujet des prochaines rencontres nationales du rural qui auront lieu en avril 2021, « je m’assurerai qu’on soit bien présent » a-t-il souligné.

Egalement abordée, la crise des vocations. « J’ai enterré 70 prêtres en 10 ans, et j’en ai ordonné 4. Quand on pose ce constat, on mesure bien la difficulté. Nous allons prier pour toutes les vocations » a affirmé Mgr Habert qui souhaite notamment soutenir la pastorale des jeunes, rappelant l’initiative de l’année saint Michel mise en place en septembre dernier avec d’autres diocèses pour accueillir et former les jeunes qui veulent se mettre au service du Christ et de son Église.

Crise sanitaire, messes pendant le confinement, dialogue interreligieux ou encore suites du jumelage mis en place avec un diocèse africain, les questions sont nombreuses.

« Ce contexte du confinement est un contexte de souffrance, et le second confinement est plus rude que le premier que nous avions traversé avec courage. Il faut garder en tête que c’est une crise sanitaire très profonde. Il ne faut pas se disperser, se diviser, mais se rassembler et aller à l’essentiel », conclut-il.  « Nous chrétiens, nous devons garder l’espérance«  rappelant les paroles de Saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (4, 13-18). « Il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. »

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