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L’élection présidentielle américaine : un risque de chaos politique et social, mais Joe Biden est élu président

  En 2016, Hillary Clinton a obtenu 2,8 millions de voix d’avance sur son adversaire républicain au vote populaire. Pourtant, avec 57 % des grands électeurs dans sa poche, c’est Donald Trump qui s’est installé dans le fauteuil du bureau ovale de la Maison Blanche.

A cinq reprises dans l’histoire américaine, le candidat vainqueur de l’élection présidentielle américaine n’avait pas remporté la majorité des bulletins déposés dans les urnes par les électeurs américains. En cause : le collège électoral, caractéristique d’un système américain basé sur un suffrage universel indirect à un tour.

Les électeurs américains n’élisent pas leur président au suffrage universel direct, mais votent dans chaque Etat pour désigner de «grands électeurs», qui s’engagent, eux, à voter pour le candidat auquel ils affichent leur soutien. Pour la plupart ils sont inconnus du grand public. Leurs noms n’apparaissent même pas sur les bulletins : ces candidats sont des élus ou responsables politiques locaux désignés par les partis.

Décidé avec la Constitution de 1787 qui fixe les règles de l’élection présidentielle, le collège électoral se veut l’un des «filtres», en plus autrefois d’un suffrage censitaire voulu par les Pères fondateurs pour empêcher l’accession d’un despote à la tête de ce pays né d’une révolution. Mais « l’élection de Trump a fait couler beaucoup d’encre : certains se sont interrogés sur la pertinence de ce système censé éviter l’arrivée d’une telle personnalité au pouvoir ».                              Chacun des cinquante Etats dispose d’autant de grands électeurs que d’élus au Congrès. Autrement dit, à la Chambre des représentants leur nombre est calculé en fonction de la population, alors qu’au Sénat siègent des représentants par Etat, indépendamment de la population. Chaque Etat est doté d’au moins trois grands électeurs comme le sont les moins peuplés Vermont, Alaska ou Wyoming. A l’opposé, la Californie en a 55 et le Texas 38. Au total, le collège électoral est actuellement composé de 538 grands électeurs. Mais le chiffre à retenir, c’est 270, soit le nombre de grands électeurs pour remporter l’élection (la moitié plus un), pour prendre la tête de la première puissance mondiale.                                    La crise du covid-19 a entrainé un déficit de 20% du PIB et le trésor américain a vu son endettement passer de 108% du PIB à 135%. Donald Trump a donc massivement soutenu l’économie pour faire face aux conséquences d’un covid qui a touché plus de huit millions de personnes et causé la mort d’au moins 300 000 d’entre eux.

Les résultats de l’élection s’affinent.  Le dépouillement des votes par correspondance est terminé et la victoire de Joe Biden est acquise. Le démocrate s’est imposé dans le Michigan, dans le Wisconsin et l’ancien vice-président de Barack Obama a obtenu la majorité dans le Nevada, et surtout la Géorgie.

   

Donald Trump a lancé des procédures dans trois Etats, actant la bataille juridique de contestation des résultats. Des procédures ont aussi été réclamées dans le Wisconsin, le Michigan ainsi qu’en Pennsylvanie. Reste que le ton de Donald Trump a changé : il semble avoir compris qu’un recours devant la Cour Suprême pourrait n’avoir aucune utilité face à la réalité des comptages officiels. Mais il maintient sa volonté de contestation des élections.

Joe Biden appelle  les Américains à l’union : il a martelé que tous les bulletins de vote devaient être comptabilisés. « Nous sortirons de ce processus électoral victorieux. Ce ne sera pas seulement une victoire pour moi, mais pour le peuple américain, pour la démocratie, pour l’Amérique », a-t-il déclaré, pour répondre aux accusations de fraude. Les Etats-Unis ayant officiellement quitté l’Accord de Paris sur le climat, Joe Biden a indiqué que son pays donnerait à nouveau son adhésion à cet Accord.

Avec Joe Biden, président, une nouvelle Amérique se voulant ressoudée sera en marche, mais Donald Trump n’a pas renoncé à contester son successeur.

Commentaires

  1. Ne recopiez pas les articles envoyés par l Associated Presse et L Agence France Presse. Réveillez vous la fraude du camp démocrate (communiste) est énorme. Donald Trump est président.

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