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« Vivement Demain » : les communautés et les abbayes dans l’expectative, « le temps de Dieu n’est pas notre temps »

Le retour à la normale ? Difficilement envisageable pour les communautés religieuses et les abbayes qui sont à l’arrêt depuis le confinement. Comment vivent-elles cette période ? Louis Daufresne a posé la question au Verbe de Vie et à l’abbaye de Mondaye.

« Le gros des fidèles qui viennent se ressourcer chez nous, ce sont les groupes faisant une retraite, des gens qui viennent de l’extérieur », explique le Père Jean-Grégoire Houlon, responsable de la maison d’accueil du Verbe de vie à l’abbaye d’Andecy en Champagne, « avec le déconfinement, on ne peut toujours pas les accueillir ». Pas d’accueil possible dans l’immédiat, la communauté est donc dans l’expectative. Même constat du côté de l’abbaye de Mondaye près de Bayeux. « Notre situation est similaire », souligne le Frère François-Marie Humann, père abbé, « nous avons une grosse hôtellerie et un centre spirituel, normalement, nous réalisons mille nuités par mois ». Les frères étant également curés de paroisse, on a leur charge une soixantaine de villages autour de l’abbaye : « c’est là que le déconfineemnt commence à se faire un peu plus réel », déclare le Frère François-Marie Humann, il faut dire que le confinement et le déconfinement sont « des expériences totalement nouvelles, uniques, que l’on découvre ». Les frères ont par ailleurs commencé le patronage avec les jeunes, avec les gestes de sécurité et sur accord des parents. Ils ont aussi repris l’accompagnement spirituel.

« Le temps de Dieu n’est pas notre temps »

Sommes-nous comme les restaurants, ou bien notre situation est-elle différente ? Le Père Jean-Grégoire Houlon s’interroge. « On a peu d’indications quant à savoir ce que l’on pourra faire ou ne pas faire pendant l’été… On a d’ores et déjà annulé des rassemblements ». Même inquiétude pour le Frère François-Marie Humann : « on a un camp de servants d’autel en juillet, une session des familles en août, le pèlerinage de la fraternité des jeunes fin août… On espère que cela pourra avoir lieu… On attend le début de la semaine prochaine avec impatience ! ».

Une situation très inconfortable financièrement pour les communautés religieuses et les abbayes : « surtout si elle dure longtemps ».

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