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A quoi ressembleront les nouveaux actes de baptême ?

Une recommandation de la Conférence des évêques de France préconise de remplacer les indications du père et de la mère par la mention « parents et « personnes détenant l’autorité parentale » dans les futurs actes de baptême. 

 

C’est une information qui circule de diocèse en diocèse depuis un an mais qui n’a été rendue publique que récemment par le bimensuel catholique L’Homme Nouveau. De nouveaux formulaires d’actes de baptême seront bientôt proposés dans certains diocèses. 

 

Les formules “fils/fille” de » et “mère/père de” pourront être rayées au profit de mentions non genrées : “noms et prénoms des parents ou des autres titulaires de l’autorité parentale”. Cette recommandation émane de Mgr de Metz-Noblat, évêque de Langres, président du Conseil pour les questions canoniques de la Conférence des Évêques de France qui, par une lettre du 13 décembre 2018, invite les évêques de France à tenir compte de cette nouvelle formulation. L’objectif est selon lui “de répondre à la situation de plus en plus complexe des familles en France” qui “rend parfois difficile la rédaction des actes de catholicité en particulier pour ce qui concerne les baptêmes”. En effet, comme le rapporte Mgr de Metz-Noblat, certaines chancelleries se sont trouvé confrontées à des problèmes de vocabulaire dans les expressions à employer lors de différents sacrements.

« L’Eglise veut tenir compte des réalités, même si elles sont minoritaires”, Mgr Joseph de Metz-Noblat

Le nouveau formulaire ne s’applique pas à la seule situation d’enfants adoptés par des couples de même sexe. Il peut recouvrir plusieurs situations possibles. “L’Eglise veut tenir compte des réalités, même si elles sont minoritaires”, comme nous l’a expliqué Mgr Joseph de Metz-Noblat qui souhaite faire signer les parents “d’une manière plus juste”. Le prélat tient toutefois à rappeler la flexibilité de cette nouvelle formule qui n’interdit pas au rédacteur de l’acte de rajouter en face des noms des titulaires de l’autorité parentale, la mention “père” et “mère” de statut biologique. De plus, cette disposition n’a aucun caractère obligatoire puisqu’elle n’a pas été adoptée à l’issue d’une décision collégiale du CEF. Libre à chaque évêque de décider d’appliquer ou non cette disposition dans son diocèse.