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Les vérités  2019 – La Russie : l’Europe et la France doivent renouer leurs relations avec le Kremlin. C’est un impératif géopolitique.

Les crises qui touchent actuellement les rapports  avec Moscou ne doivent pas faire oublier ce que représente aujourd’hui la Russie au niveau géopolitique.

Les données de base du pays et les vrais défis auxquels l’Europe est confrontée sont rarement énoncés, or une vraie connaissance de la réalité est objectivement  essentielle  si l’on veut comprendre le présent et construire un futur sécurisé. Avec 17 millions de Km2, la Russie présente la plus grande superficie mondiale,  avec des frontières avec l’Europe, les pays nordiques, la Chine et même la Corée du Nord. Ce pays gigantesque n’est peuplé que de 146 millions d’habitants et sa puissance économique, basée, pour une grande part, sur les matières premières, ne présente qu’un PIB  inférieur à celui de l’Allemagne, cette Allemagne vaincue en 1945 !

Au niveau de la réflexion géographique, comment ne pas s’interroger sur son voisinage avec une Chine d’un milliard et demi d’habitants, présentant un PIB de 14 000  milliards de dollars ?

Concernant le présent, la rupture de l’Europe  avec Moscou provient de l’annexion de la Crimée. Nous avions déjà étudié cette Crimée, histoire trop souvent ignorée des politiques et des médias.

La Crimée est historiquement russe. Elle fut administrativement rattachée par Khrouchtchev à l’Ukraine en 1954. Or rappelons que la rencontre organisée par Staline en 1944 avec Roosevelt et Churchill, pour préparer la paix, fut organisée à Yalta.

Après avoir privé Moscou de ses droits de vote au sein du Conseil de l’Europe, en représailles à l’annexion de la Crimée, l’institution s’apprête à réintégrer son membre le plus turbulent.

Il s’agit du premier signe de dégel diplomatique entre la Russie et les chancelleries européennes depuis la crise ukrainienne de 2014.

Réunis  à Helsinki, sous la pression de la France qui s’apprête à assurer la présidence tournante de l’institution, les ministres du Conseil de l’Europe ont, sans discussion, adopté un texte réaffirmant le droit de tous les États membres à participer sur « un pied d’égalité » aux travaux de l’Organisation. En clair, la Russie réintégrera ce cénacle composé de 47 États, cénacle qu’il ne faut pas confondre avec l’Union européenne et les institutions bruxelloises. Le Conseil de l’Europe a été mis sur pied en 1949, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour défendre les valeurs démocratiques sur le continent européen.

En contrepartie de sa réadmission, Moscou devra reprendre sa contribution financière à l’institution, qu’elle avait interrompue afin de riposter à l’exclusion dont elle  faisait l’objet.

«Nous restons engagés dans toutes nos obligations», a confirmé le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. «Sans la Russie, il est difficile de garantir une pleine sécurité européenne ».

Le chef de la diplomatie russe s’est entretenu avec son homologue polonais, car Varsovie est l’une des principales adversaires de Moscou. Pour l’institution, il s’agissait du prix à payer pour garder à bord ce puissant voisin qui, faute de concessions, menaçait purement et simplement de quitter le bateau.

L’Ukraine juge la situation intolérable. Suite à l’élection de Vladimir Zelensky, l’actuel gouvernement ukrainien a démissionné. Il reviendra au nouveau gouvernement de gérer, avec les partenaires occidentaux, la situation, sans que Moscou ne semble disposé à un geste dans son conflit avec Kiev.

Claude Blanchemaison, ancien ambassadeur de France à Moscou, dans une récente tribune dans le journal Le Monde, préconise une reprise des relations.

Nous estimons, en effet, que le rapprochement de Paris avec le Kremlin est un impératif géopolitique avec des racines historiques : le pont Alexandre III est là en tant que symbole et rappelons que de Gaulle a rencontré Staline pour conclure une alliance franco-russe.

L’histoire reste une base de la géopolitique.                                                                                                                                                                  

Commentaires

  1. Bonjour effectivement une énorme erreur a été commise par les gouvernements successifs la Russie a été poussée dans les bras de la Chine alors que sa place était d être le partenaire de l Europe pour faire contre poids à la Chine et aux USA

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