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Mgr Matthieu Rougé, nouvel évêque de Nanterre

Il était, depuis 2013, curé de la paroisse Saint-Ferdinand – Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus et Doyen des Ternes à Paris. Le pape François a nommé ce mardi 5 juin, le père Matthieu Rougé, évêque de Nanterre. Portrait.

Père Rougé

« J’essaie d’être le témoin de l’amour de Dieu auprès de tous, de la manière la plus simple et la plus enthousiaste », répète le père Matthieu Rougé. Pas étonnant, quand on sait qu’il a choisi le première Béatitude, « Heureux les pauvres de cœur », lors de son ordination le 24 juin 1994. Il a alors 28 ans. Le sacerdoce ? Le père Matthieu Rougé y songe dès le lendemain de sa première communion. « J’étais fasciné par le mystère de l’Eucharistie et par la joie de servir ». Après des études en prépa littéraire, il finit par entrer au Séminaire. Et c’est à Rome, à l’Université pontificale grégorienne qu’il décroche son doctorat en théologie en 1998, après avoir eu, entre autres, pour professeur, Mgr Léonard. Un doctorat en théologie obtenu avec la mention « summa cum laude ».

Marie-Ange de Montesquieu recueuille les premières réactions du tout nouvel évêque de Nanterre :

De la politique

Secrétaire particulier du cardinal Jean-Marie Lustiger durant trois ans (2000-2003), le père Matthieu Rougé apprend avec lui à « ne pas édulcorer le message catholique, sans pour autant s’enfermer dans un bastion ». En 2003, il est nommé curé-recteur de la Basilique Sainte-Clotilde, fonction qu’il occupe jusqu’en 2012. « On a voulu faire comme si la religion n’existait pas et l’on se rend à l’évidence aujourd’hui, elle est toujours là », répète le père Matthieu Rougé, « il y a dans notre société de profondes attentes spirituelles ». Se référant à Henri de Lubac, Saint-Augustin, mais aussi Coluche et Houellebecq, le curé de Saint-Ferdinand des Ternes tire la sonnette d’alarme.  Il ne faudrait surtout pas tomber dans le laïcisme, le « pire adversaire de la laïcité ». Une laïcité qui est issue du christianisme, rappelle-t-il, « en sapant le christianisme, c’est la laïcité que l’on sape ». L’ancien responsable du Service Pastoral d’Etudes Politiques (SPEP) (2004 à 2012) est aussi un habitué du monde politique et des médias. Il a déjà été invité aux  « Grosses têtes » pour évoquer son livre « L’Eglise n’a pas dit son dernier mot – petit traité d’anti-défaitisme catholique », paru chez Robert Laffont. Quant à la politique… Son père a été haut-fonctionnaire en poste aux Etats-Unis et sa mère collaboratrice particulière de Robert Schuman. « L’enseignement et la politique sont deux sphères qui m’ont attiré dès ma plus tendre enfance », reconnaît le père Matthieu Rougé.

L’ordination épiscopale de Mgr Rougé aura lieu le dimanche 16 septembre à 15h en la cathédrale Sainte-Geneviève-Saint-Maurice de Nanterre.

>> Invité de Maxime Dalle le 10 avril dernier, le père Matthieu Rougé évoquait la nouvelle exhortation apostolique de François : « L’appel à la sainteté dans le monde contemporain ».