le direct Musique sacrée

De Gaulle à Baden-Baden

Grand Témoin – Le 29 mai 1968, le président Charles de Gaulle a disparu pendant une journée sans que personne ne sache où il était. Henri-Christian Giraud, ancien directeur adjoint de la rédaction du Figaro Magazine, a publié en 2008 « L’Accord secret de Baden-Baden – comment De Gaulle et les Soviétiques ont mis fin à Mai 68 » (Le Rocher).

Lors des événements de mai 68, il y a un véritable tournant quand le parti communiste prend la défense des étudiants et que les ouvriers arrivent dans le lutte. Alors qu’un pacte tacite liait le PCF au pouvoir : « De Gaulle sent que le parti communiste passe à l’ennemi social démocrate », explique le journaliste. Et si l’allié communiste s’en va : « le régime gaulliste s’effondre ». Pour calmer les ardeurs du parti communiste, et c’est la thèse de l’auteur, le président décide de faire appel à la « maison mère » : Moscou.

Un voyage secret

Le 28 mai, le maréchal soviétique, Piotr Kochevoï, rend visite au général Massu, chef des forces françaises en Allemagne. Cela décidera le général de Gaulle à aller voir Massu pour essayer de mieux estimer le support de l’URSS. Avant de partir, de Gaulle aurait reçu le message d’un conseiller russe disant que : « Moscou considère le régime gaulliste avec bienveillance », raconte Henri-Christian Giraud. Mais en même temps, Kochevoï tient un discours plutôt guerrier devant Massu. D’où sont besoin de savoir. Il est rassuré quand il apprend que le maréchal soviétique propose des manœuvres communes entre la France et l’URSS, aussi bien en RDA qu’en RFA. Mais de Gaulle ne prévient personne de son voyage, ni le Premier ministre, ni le gouvernement. Cela va créer une certaine panique en France.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *