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Le Débat de la Semaine : cour suprême aux États-Unis, fake news et loi littorale

Henrik Lindell, Victor Loupan et Patrice de Plunkett, débattent des sujets d’actualité de la semaine. Au programme : la décision de la cour suprême des États-Unis, la nouvelle loi anti-fausses nouvelles et la révision de la loi littorale.

Le premier sujet est la décision de la cour suprême des États-Unis. Elle a invalidé la condamnation d’un pâtissier qui avait refusé de faire un gâteau de mariage pour un couple homosexuel, pour des raisons religieuses. La décision est motivée par le fait que le pâtissier a été discriminé dans sa religion. Pour Victor Loupan, cela atteste que : « la mariage n’est pas un acte privé, c’est un acte public pour lequel chacun, s’il a des convictions, peut se prononcer ». La question est de savoir ce que donnerait ce débat liberté religieuse/lutte contre l’homophobie en France. Henrik Lindell doute que l’on puisse présenter l’argument de la liberté religieuse devant un tribunal en France. Patrice de Plunkett estime que l’on est constamment au bord du délit d’opinion. C’est dû à la République qui ne reconnaît qu’elle et les individus et non les communautés intermédiaires, qui pourtant existent et qui sont porteuses d’idées. Faut-il les condamner ou déroger à la loi ?

La loi fake news

Les députés planchent actuellement sur une loi anti fausse nouvelle. Pour Henrik Lindell : « c’est le fondement de notre société qui est en jeu ». Pour lui, la loi de 1881 sur la liberté de la presse est suffisante et mieux vaut avoir des fakes news que de contrôler l’information par un juge. Patrice de Plunkett déplore un cadre général liberticide pour la liberté de la presse. Il prend l’exemple de Facebook qui va faire du fact cheking par une association financée par l’Otan, des pays et des entreprises. Pour Victor Loupan : « ce qu’ils veulent faire c’est de lutter contre toutes formes d’information alternative ».

La loi littorale

Patrice de Plunkett assure : « c’est une des lois préférées des français ». Depuis 1986, elle permet de lutter contre les ravages de la bétonnisation des côtes françaises. La modification permettrait aux maires d’interpréter eux-même la loi, dans un esprit sans doute plus laxiste face aux pressions des investisseurs et autres promoteurs immobilier. Pour Henrik Lindell, il faut trouver un mi chemin entre développement économique et sauvegarde de ce patrimoine. Victor Loupan affirme : « la loi littorale a été motivée par les excès du bétonnage ». Il ne faudrait pas que la modification ait l’effet inverse.

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