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Philippe de Roux : « On voit souvent, à l’issue des conversations que l’on a, des yeux qui brillent »

Grand Témoin – Philippe de Roux est membre du conseil et porte-parole de Refondation, un nouveau parti politique qui vient de tenir sa première convention nationale samedi 28 avril à Lyon. Il présente plus en détail ce mouvement, ses motivations et ses buts.

Agir, Génération.s, Libres !, En Marche…. Les nouvelles formations politiques ne cessent de se créer sur cette scène politique en pleine recomposition. Parmi eux, le mouvement Refondation entend apporter sa voix au débat. C’est l’inquiétude sur la manière dont le monde avance qui a lancé ce parti. Dans une logique dualiste soit on s’adapte, soit il faut faire autre chose, les créateurs ont choisi : proposer de refonder la France et la politique vers le bien commun. « La politique est un des leviers de l’élaboration du bien commun », explique Philippe de Roux, porte-parole. Sur plusieurs thèmes, ils proposeront un projet fondé, réfléchi, qui donne envie aux gens de contribuer. En règle générale, le parti souhaite promouvoir une vie bonne, juste respectée, préservée, digne. La liberté et la fraternité sont aussi très important. Le premier thème traité a été l’économie mais d’autres vont arriver :  les territoires, l’écologie, le lien social, l’éducation, la santé, les relations Internationales… Le mouvement va chercher de l’ancienne droite à l’ancienne gauche.

Comment arriver aux leviers ?

« La question du mouvement politique c’est : comment accéder aux leviers qui permettent de changer les choses, de les faire évoluer », analyse Philippe de Roux. Si cela passe par les élections il faut trouver par laquelle commencer. Les Européennes sont en réflexion. Mais ce n’est pas le plus important. « La première étape, c’est de constituer un groupe soudé et des gens qui sont soudés par des liens d’amitié fort et des fondements communs », indique le porte-parole. Une fois ce groupe constitué, les échéances électorales sont possibles. Le parti dispose de l’expérience politique et associative de plusieurs de ces membres. Par exemple le secrétaire général, Régis Passerieux, a été maire (PS) d’Agde, une ville de 80 000 habitants. Dans la nébuleuse centriste, la question est de savoir si le parti peut réussir à percer. « La question des médias est essentielle mais en fait avec les réseaux sociaux et les liens interpersonnels qu’on va créer, avec aussi la vigueur, la fraîcheur du message je pense qu’on peut tout à fait créer plein de surprises », assure Philippe de Roux. Et de continuer : « nos idées ont une vocation majoritaire ». Au niveau du rassemblement déjà, il annonce le tissage d’un maillage sur tout le territoire. « On voit souvent, à l’issue des conversations que l’on a, des yeux qui brillent », raconte-t-il, preuve de la cohérence du projet et de son attente, selon lui.