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Quel avenir pour l’Union européenne ?

Alors que la présidence du conseil des ministres de l’Union européenne va encore changer, Décryptage s’interroge sur l’avenir de l’Union avec Claude Martin, ancien ambassadeur et auteur de La diplomatie n’est pas un dîner de gala (Editions de l’aube), et Philippe Moreau-Defarges, chercheur à l’Ifri.

Une chose est sûre : savoir qui gouverne dans l’Union européenne n’est pas facile. « Il y a tellement de présidence à l’intérieur de l’UE que vous ne savez plus de quelle présidence on parle », assure Claude Martin. Entre celle du conseil des ministres, de la commission, du parlement européen et du Conseil européen, il y a de quoi s’y perdre. « On a une superposition d’institutions », constate-t-il. Sauf que cette opacité institutionnelle nuit à l’Union européenne et à la vision qu’en ont les citoyens.

A qui la faute ?

Pour Philippe Moreau-Defarges, c’est important de prendre conscience des défauts mais ce n’est pas plus plus important. « La première question c’est pourquoi on en est arrivé là », estime-t-il. Il tacle les Etats qui ont délégué une partie de leur pouvoir mais sans bâtir avec une nouvelle légitimité pour faire accepter le système européen. Pour Claude Martin, c’est l’élargissement qui est coupable des dysfonctionnement. Tant qu’il n’y avait que douze ou quinze pays, le but était simple et commun. Avec l’arrivée de petits Etats avec de grandes disparités, les choses ont déraillé. « Il était inévitable que la fusion pose problème », indique-t-il. Philippe Moreau-Defarges, lui, voit « une sorte de devoir » d’intégrer les pays de l’ex-URSS. Et ce devoir reste le même avec les pays méditerranéens, conclut-t-il.

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