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Comprendre la politique étrangère des États-Unis

Le Grand Témoin est Maya Kandel, spécialiste tant du Congrès américain que de la politique étrangère des États-Unis. Elle analyse les tenants et aboutissants de la politique extérieure de Donald Trump alors que celui-ci va annoncer s’il reste ou non dans l’accord sur le nucléaire iranien.

L’une des premières choses que note Maya Kandel concernant la politique étrangère de Donald Trump, c’est son imprévisibilité. « C’est d’ailleurs la caractéristique principale de Donald Trump, il en a fait sa marque de fabrique, voire même le cœur de sa doctrine ou de son rapport au monde », analyse-t-elle. « Il dynamite tous les processus de décision connus », poursuit-t-elle. Il n’empêche que la chercheuse trouve des caractéristiques. Il y a celle d’une politique étrangère assez personnelle alors que le Congrès doit normalement jouer un rôle important. Il y a aussi une volonté de détruire systématiquement ce qu’a fait Barack Obama.

Le déplacement de l’ambassade à Jérusalem

La décision de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem a certes été une surprise mais ne vient pas de nulle part. C’est un vote du Congrès en 1995 quand les Républicains ont récupéré la majorité dans les deux chambres. Mais la décision n’avait jamais été appliqué par le président comme l’autorise la loi. Même sous la présidence de George W. Bush. Donald Trump a lui décidé de l’appliquer. Maya Kandel explique : « il y a un rapprochement entre les États-Unis et Israël ». Et de préciser qu’il y a une polarisation de la question d’Israël aux USA, alors qu’avant le consensus était assez global.

Le rôle du Congrès

Maya Kandel est spécialiste du Congrès et de son implication dans la politique étrangère des USA. Elle donne deux éléments importants pour comprendre son rôle : dans le processus de guerre et de paix et d’entretien des armées. Et : « à travers le Congrès, on a un rôle de l’opinion publique, du peuple américain dans la politique étrangère dès l’origine ». Hors actuellement le peuple américain est plus en faveur d’une retour à une « forteresse américaine » et un rejet du rôle de gendarme du monde. Ce qui explique le désengagement américain dans les différents conflits.