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Planisphère : quelle seront les guerres de demain ?

Frédéric Encel, auteur du « Dictionnaire personnel de géopolitique » (PUF),  expose quelles seront les guerres de demain. C’était le thème des rencontres géopolitiques internationales de Trouville, qui ont eu lieu les 19 et 20 mai dernier.

Rebondissant sur l’actualité du moment, le déménagement de l’ambassade des USA des Tel Aviv à Jérusalem, Frédéric Encel a une pensée surprenante. Entre guerre et paix, cette décision n’aurait en fait que peu d’impact. « Je pense que c’est ni l’un ni l’autre. On a à faire à quelque chose de sinon picrocholin sinon très symbolique », explique-t-il. C’est en fait une micro décision dans un environnement déjà dans un cycle de violences. Cela envoie juste un signal négatif. « Cela signifie que les Etats-Unis se sont pas équanime », analyse-t-il. Ils ne sont pas l’honnête courtier qui peut résoudre la situation.

La place de la France

La France peut-elle imposer la paix dans ce concert discordant de nations ? Frédéric Encel est catégorique : « La France seule ne peut pas, en aucun cas, être l’arbitre du conflit israélo-palestinien et la faiseuse de paix ». La seule possibilité est qu’elle aiguillonne les Etats-Unis pour qu’ils s’impliquent plus dans un processus de négociation et de paix. La France souffre d’un sous-investissement dans les nouveaux objets de guerre. Sur les drones et la cyberguerre, la France est en retard. Frédéric Encel admet quand même un armement conventionnel très correct et bon.

La guerre aura lieu à l’est

Pour le chercheur, la prochaine guerre mondiale partira de l’est, pour l’Europe. Un signe ? Les États-Unis se penchent plus vers le nord de l’Océan pacifique qu’au Moyen-Orient. C’est là que les risques de conflit sont plus élevés. Le Pakistan et l’Inde, deux puissances atomiques, sont au bord de la guerre, qui a déjà eu lieu trois fois. La Chine et le Japon se battent pour des territoires dans la mer de Chine. La Corée du Nord reste dangereuse. Au Moyen-orient, le conflit est : « d’une faible intensité », estime Frédéric Encel. Il est connu, et les puissances en jeu ne sont pas les plus armées, à l’exception d’Israël. En espérant que ça n’explose pas.