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Les vérités  2018 – Le réchauffement climatique : défi majeur de notre civilisation

Le GIEC sonne le tocsin mais reste sans pouvoir réel. Ce réchauffement climatique fait la « une » de tous les médias et de la plupart  des responsables politiques, mais les analyses du GIEC ne sont que partiellement contrôlées.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été créé en 1988 à une époque où on commence à prendre conscience des risques qu’entraînerait une accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Le GIEC est à la fois une initiative de scientifiques et une décision politique. Ce groupe d’experts est placé sous la responsabilité de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Sa mission : évaluer les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique, nécessaires pour comprendre les risques liés au réchauffement climatique.

Qui travaille au GIEC et combien de rapports ont été produits depuis 1988 ?

Le GIEC ne compte qu’une dizaine de membres permanents, mais pour chaque rapport, ce bureau collabore avec une centaine de chercheurs internationaux dont les écrits sont relus par d’autres scientifiques.

Le GIEC compte trois groupes de travail.

– Le premier porte sur la physique du climat et sur les observations et les prévisions du changement climatique.                                                                        –  Le deuxième se penche sur les impacts du changement climatique.

–  Le troisième groupe, dont on devrait parler beaucoup plus à l’avenir, porte sur les réponses à apporter au changement climatique.

Ce groupe d’experts sur le climat produit deux types de publications. Il y a d’un côté les rapports d’évaluation, à voir comme un état des lieux à l’instant T de nos connaissances scientifiques sur le changement climatique. Cinq rapports d’évaluation ont été publiés à ce jour. Le dernier est sorti en novembre 2014. Il estimait à 4,8°C l’augmentation des températures moyennes à la surface de la planète à l’horizon 2100 par rapport à la période 1986-2005, si les émissions de gaz à effet de serre continuent à leur rythme actuel.                                                                                                                         Dans un document de 400 pages et s’appuyant sur 6.000 études scientifiques, le GIEC s’est penché cette fois-ci sur l’objectif d’un réchauffement planétaire de1,5°C . Ce nouveau rapport pointe les impacts que nous éviterions en stabilisant le réchauffement à 1,5°C plutôt qu’à 2°C voire 3°. Qu’il s’agisse de l’ampleur des canicules, l’extinction d’espèces, la productivité agricole, la hausse du niveau de la mer… Il y a une grosse différence entre le scénario à 1,5 et 2 degrés.

Nous enregistrons d’ores et déjà une hausse moyenne des températures de 1,1°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Au rythme actuel, le seuil des 2°C sera dépassé vers 2075. Le cinquième rapport d’évaluation du GIEC avait été très clair sur le fait que ce +2°C était un point de non-retour climatique. »

Ce nouveau rapport sort deux mois avant le début des négociations climat de la COP24 prévu en Pologne. Si nous voulons rester dans un monde à 1,5°, il y aura des points de passages obligés : celui notamment de la neutralité carbone en 2050, c’est-à-dire l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et ce que notre planète est en mesure de supporter.

Deux faits ne semblent pas faire l’objet d’analyses.

1- Les sécheresses et incendies actuels comme ceux qui ont ravagé la Californie et la Grèce.

2- Les conséquences de la majeure géopolitique de ces cent dernières années : la démographie faisant passer la population de notre planète de un à sept milliards d’individus et probablement demain à neuf milliards.

Combien la terre peut-elle supporter d’êtres humains ? C’est une question majeure. Certains prévisionnistes estiment, qu’avec deux degrés de réchauffement climatique, les bouleversements de toute nature nous ramèneraient à une population de un milliard !

Les études actuelles sont-elles à la hauteur des défis de l’avenir ?