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Les vérités 2018 – La Russie : un géant aux pieds d’argile. La réélection de Vladimir Poutine assurée

L’histoire russe se résume en trois chiffres : 25 millions de morts sous Lénine, Trotski et Staline et 27 millions au cours de la seconde guerre mondiale. Après la chute de l’URSS, l’économie subit une inflation à quatre chiffres. Le courage du peuple suscite l’admiration et fut décrit en son temps  par des écrivains comme Tolstoï ou DostoïevskiQuelle est la réalité socio-économique aujourd’hui ?

Elle n’est pas brillante. La population continue de régresser et l’industrie moderne n’existe que dans le secteur militaire, alors que, même sur le terrain des opérations, on constate que le matériel russe est dépassé  par le matériel américain.                                                                              

Ces mauvaises résultats ne font que tirer les conséquences des données chiffrées concernant le pays, à commencer par son PIB qui n’atteint que la moitié de celui de la France, le douzième de celui des Etats Unis, le dixième de celui de la Chine. Le PIB de la Russie la situe entre l’Espagne et la Corée du Sud, et cette richesse s’applique à une population de 144 millions d’habitants.

D’où provient ce PIB ? Pour une grande part de son gaz, de son pétrole et de ses matières premières : agriculture et industrie sont donc marginales et comptent peu au niveau mondial. L’industrie nucléaire décline aussi. Les missiles au plutonium sont complexes à entretenir, car le plutonium doit en être renouvelé tous les cinq ans, ce que l’industrie peine à faire. Elle rencontre les mêmes difficultés pour le spatial.

L’industrie aéronautique civile, elle non plus, ne peut concurrencer l’aéronautique occidentale, car les moyens disponibles vont au secteur militaire.

Une exception, l’automobile conduite par Renault Nissan.
 Ce n’est pas le cas de l’agriculture qui ne se modernise pas.

Certes Moscou fait partie des cinq grands du Conseil de Sécurité, mais c’est un héritage de la dernière guerre. N’oublions pas que cette réalité économique constitue une majeure géopolitique et une majeure sociale, ce qui explique que nombre de Russes vivant dans la pauvreté en arrivent aujourd’hui à regretter Staline …

Mais où se situent les éléments positifs ?

1- Au niveau financier, l’endettement du pays reste faible (12%du PIB), et la balance commerciale positive. Les points noirs : une croissance faible et un début d’inflation.

2- Au niveau éducatif, la main d’œuvre est qualifiée et la jeunesse bien formée.

3- Au niveau stratégique la Russie reste une majeure mondiale. D’abord par sa superficie de 17 millions de Km2 (30 fois la France), ensuite par ses frontières avec la Chine sur 3 000 km, les pays du nord  (Finlande, Norvège entre autres), la Pologne, l’Ukraine et même la Corée du Nord sur 16 Km…

Sur le plan politique, les élections présidentielles du 18 mars seront sans surprise : Wladimir Poutine retrouvera son siège.

Concernant la politique extérieure, nous maintenons la position que nous avons toujours prise : la nécessité d’un rapprochement avec Moscou et cela pour deux raisons.

– Des raisons historiques avec deux exemples : la France était pour les Russes un modèle avec comme symboles le pont Alexandre III et la visite de Charles de Gaulle à Staline.

– Des impératifs géopolitiques : la Russie est le complément géographique de l’Europe et son complément sociologique. N’oublions pas aussi les deux visites de Poutine au pape François et sa venue à Paris pour l’inauguration de la nouvelle église orthodoxe.

Concernant l’actualité, nous devons trouver avec Moscou un accord  sur les conflits du  Moyen Orient : c’est une urgence.