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Les vérités 2018 – La Hongrie. La victoire de Viktor Orban, avec son refus de l’immigration est-elle une nécessité  géopolitique ou une faute morale ?

Entrée dans l’Union européenne en 2004, la Hongrie fait parler d’elle dans l’actualité pour une lente dérive vers la droite autoritaire. La Hongrie voit en effet le parti nationaliste gagner de plus en plus de terrain dans les élections locales.

Le premier ministre du pays, Viktor Orban, tenté par un départ de l’UE, se veut d’ailleurs proche des valeurs populistes. La Hongrie se trouve actuellement exposée à des discours anti-avortement, stigmatisant les homosexuels et les SDF, prônant la réintroduction de la peine de mort, et appelant à l’arrêt total de l’immigration vers Europe.

Rappelons qu’historiquement, avant 1914, elle faisait partie de l’Empire Austro hongrois et que l’impératrice Sissi, mondialement connue par les films de Romy Schneider, était estimée et même vénérée par le peuple hongrois.

Par le Compromis austro-hongrois de 1867, l’Empire d’Autriche et le Royaume de Hongrie s’étaient unis pour devenir l’Autriche-Hongrie, François-Joseph Ier cumulant les couronnes d’empereur d’Autriche et de roi de Hongrie. La Première Guerre mondiale entraîne en 1918 la fin de l’Empire et la séparation des deux Etats. Viktor Orban vient de remporter largement les élections législatives avec 2/3 des sièges. Fort de ce troisième succès, le chef du gouvernement s’est dit résolu à appliquer son programme. Il ne cèdera pas sur la question de l’accueil des réfugiés, qui l’a opposé à Bruxelles. Il a aussi annoncé que le projet de loi sur les associations serait voté rapidement. Le texte cible les ONG de défense des droits de l’homme, accusées par Viktor Orban d’être des agents de l’étranger. « Nous agirons dans l’intérêt du peuple. Nous avons justement présenté ce projet de loi au Parlement avant le scrutin pour que les Hongrois donnent leur opinion. Le résultat des élections nous encourage à faire voter cette loi ». Rappelons les faits. Viktor Orban n’hésite pas à évoquer le danger d’un « grand remplacement » mis en œuvre et encouragé par l’Union européenne. Selon cette théorie la population chrétienne du continent européen serait sciemment « remplacée » par des immigrés de confession musulmane. « Bruxelles veut diluer la population de l’Europe et la remplacer, pour se débarrasser de notre culture, de notre mode de vie », a déclaré le dirigeant hongrois. » La Hongrie chrétienne devait préserver son « homogénéité ethnique ». En Afrique, il y aura dix fois plus de jeunes qu’en Europe. Si l’Europe ne fait rien, ils vont enfoncer la porte et nous écraser ».

Quels sont les chiffres ? Les demandes d’asile sont passées de 175 000 en 2015 à 4 000 en 2017.

La Hongrie n’a accordé le statut de réfugié statutaire qu’à 106 personnes, l’année dernière.

Les déclarations, les analyses, les chiffres scandalisent tant Bruxelles que les ONG et nous nous trouvons devant le dilemme d’une opposition entre la géopolitique et la morale, avec un constat : une majorité de Hongrois soutient Viktor Orban alors que nos médias et nos politiques pariaient sur sa défaite. Cela pose bien évidemment le problème de la démographie de l’immigration et du droit d’asile. Rappelons d’abord cette phrase des évangiles : « L’enfer est pavé de bonnes intentions ». Si Viktor Orban a remporté si largement les élections, c’est que les Hongrois récusent une immigration massive et que les ONG et nombre de gouvernements se refusent à quantifier le problème. La Hongrie compte aujourd’hui environ neuf millions d’habitants : en 2030, avec 175 000 demandes d’asile, c’est deux millions d’arrivants qu’il faudrait intégrer et en 2050 les Hongrois d’origine deviendraient minoritaires ! Le peuple perçoit une telle éventualité et refuse cette politique. Est-ce immoral ?

Le bon sens et la morale se rencontrent pour demander à l’Europe d’étudier quantitativement le nombre d’immigrants que chaque pays peut accueillir. Les chiffres parlent : deux cent millions d’habitants au sud de la Méditerranée, un milliard et demi d’Africains. La morale n’a jamais dit que l’on pouvait mettre deux litres de liquide dans une bouteille d’un litre et la Chine a pratiqué la politique de l’enfant unique avant de passer à deux par couple.

Rendons les peuples maîtres de leur démographie : morale, écologie et religion sont responsables de l’avenir de l’humanité.

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