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Zao Wou-Ki au musée d’art moderne de la ville de Paris

Zao Wou-Ki (1920-2013) est un des peintres français contemporains les plus chers. Il ne déroge pas à la règle qui montre généralement que la cote d’un artiste à tendance à grimper après sa mort… D’ailleurs, l’exposition du musée d’art moderne de la ville de Paris est la première à Paris depuis la mort du peintre.


L’œuvre a certainement bénéficié de l’engouement des collectionneurs chinois qui ont cherché à acheter des peintres d’origine chinoise depuis l’explosion du marché de l’art. Mais surtout Zao Wou-Ki est un artiste très singulier qui, de son vivant, était déjà reconnu. Arrivé de Chine à Paris en 1948, Zao Wou-Ki est arrivé « au bon endroit et au bon moment ». À cette époque, Paris est toujours le centre du monde de l’art, tous les artistes du monde entier, notamment américains, viennent y travailler. C’est l’immédiat après-guerre et Zao Wou-Ki participe pleinement à la naissance de l’ « abstraction lyrique » avec ce souffle venu d’Orient qui caractérise sa peinture. Très vite, les plus grandes galeries l’exposent, des conservateurs réputés écrivent les préfaces de ses catalogues, Malraux l’aidera à obtenir la nationalité française en 1964. L’exposition du musée d’art moderne de la ville de Paris montre exclusivement de très grands formats de Zao Wou-Ki, qui montrent à quel point celui-ci avait une vision personnelle du monde et de la nature, pas si abstraite qu’il n’y parait. À ce propos, Zao Wou-Ki répondait à un journaliste : « Ce qui est abstrait pour vous est réel pour moi, je crois que tous les peintres sont réalistes pour leur compte. Ils sont abstraits pour les autres ».

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