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Les miracles : des signes pour la foi

Les miracles fascinent… Sont-ils réservés à une élite ou le Seigneur se penche-t-il sur chacun sans distinction ? C’est ce dont nous débattons avec le père Thierry Avalle et le docteur Patrick Theillier.

Les miracles, pour quoi ?

« Il y a 10000 raisons d’être découragé dans le monde d’aujourd’hui », affirme le père Avalle, vicaire à Saint-Nicolas-des-Champs. « Si Dieu ne se manifeste pas concrètement dans nos vies, Dieu deviendra une abstraction ».

Kant voulait voir « la religion dans les limites de la simple raison », or tout ne se contrôle pas comme le rappelle le père Avalle « il faut retrouver l’accueil de l’œuvre de Dieu que l’on ne maîtrise pas ». Faire l’expérience de la compassion de Dieu sans pour autant tomber dans le sensationnel.

Quel processus d’authentification ?

L’Eglise se montre toujours prudente. Ancien médecin permanent au Bureau médical de Lourdes, Patrick Theillier parle de « guérisons inexpliquées dans l’état actuel de la science ». En effet, seule l’Eglise est apte à parler de « miracles », car la foi tient une part importante dans ces considérations. A la différence de la « rémission spontanée », la personne guérie a la certitude de l’être par l’intervention divine.

Comme le disait Pascal, « dans le miracle, il y a suffisamment de clarté pour ceux qui veulent bien croire, et suffisamment d’obscurité pour ceux qui ne le veulent pas ». « Le miracle est un signe qui nous est donné, on ne peut pas le prouver » ajoute Patrick Theillier. D’ailleurs, cela fait écho à ce que Bernadette Soubirous répétait sans cesse : « je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire ».

Existe-t-il un profil du miraculé ?

Il n’y a pas de profil, car le miracle peut à la fois « être le fruit de la foi qui vient du cœur », mais également être l’occasion de « découvrir l’action de Dieu dans notre vie » précise le père Avalle. Il ne s’agit donc pas d’un degré de ferveur, cependant il est sûr que « la foi est une porte ouverte pour la guérison » selon le prêtre, car la foi permet de s’en remettre à la volonté de Dieu.

A Saint-Nicolas-des-Champs, des soirées dédiées à la prière de guérison sont organisées tous les jeudis à 18h30, des moments privilégiés pour « s’en remettre à la volonté du Père, vivre la confiance, l’abandon, car c’est ça que Dieu nous demande en premier » conclut le père Avalle.