le direct Musique sacrée

« Ego » et « moi profond », quelle différence ?

Auteur de « Trouver son identité profonde », Jean-Paul Lannegrace nous invite à penser notre « moi profond » en suivant mystiques, philosophes et psychanalystes. Le Grand témoin, à réécouter pour piocher de bons conseils de lecture !

« Le moi profond existe et subsiste après la mort » affirme Jean-Paul Lannegrace, mais « ce n’est pas l’intelligence qui permet de le connaître, car il est à la fois inconscient et transcendant ». Le polytechnicien est un homme rationnel, et pourtant, cette certitude l’habite avec force. Pourquoi ?

Une étude approfondie pendant six ans, en suivant des maîtres à penser :

– Pour le psychiatre Frankl, « Dieu est présent dans un inconscient spirituel, un inconscient qui existe autant que celui de Freud ».

– Pour le psychanalyste jésuite Denis Vasse, « l’ego est une image de soi projetée dans l’imaginaire », « l’ego est une idole qui n’est pas vivante ».

– « Quel homme et quel Dieu ? » de Maurice Zundel développe une « nouvelle théologie », l’auteur y distingue « la quête de l’être » et « la quête de soi ».

Rûmî, quant à lui, avance : « Il y a dans ton cœur, une bougie qui attend d’être allumée ; il y a dans ton âme, un vide qui attend d’être comblé. Ne le sens-tu pas ? ».

Pour Lannegrace, on invente aujourd’hui un Dieu qui nous ressemble. « Lorsque l’on fait un marché syncrétique de toutes les religions du monde, en réalité, on est un consommateur dilettante » ! « La méfiance à l’égard de la mystique est très regrettable, car les gens partent dans le New-Age, les méditations bouddhistes, alors que nous avons ce trésor extraordinaire de l’expérience de Dieu » avec les grands mystiques.

les saints mystiques

Sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix, sainte Edith Stein, nourrissent la méditation…

« Dieu vient en nous, de préférence quand nous n’y sommes pas », c’est ce que nous livre le bienheureux Ruysbroeck, mystique du XIVème siècle.

>> Conséquence, « sortons de nous-mêmes, aimons les autres et Il viendra en nous ! » conclut Jean-Paul Lannegrace.