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Marie-Jo Bonnet, une féministe contre la GPA

Marie-Jo Bonnet est historienne et militante historique de la cause féministe. Elle entre au MLF en 1971 où elle rencontre Simone de Beauvoir. Gros plan son l’histoire du mouvement et son instrumentalisation. 

Selon Marie-Jo Bonnet, Simone de Beauvoir est un personnage fascinant car peu claire avec ses relations avec les femmes. Si elle a aimé Sartre il s’agissait en réalité d’un amour intellectuel, un rapport d’écrivains, c’est pourquoi il lui a fallu connaître d’autres amours plus charnelles avec les femmes. L’écrivaine agrégée était bisexuelle et l’a caché une partie de sa vie. Le but de ce roman est de découvrir cette autre Simone à l’aune du féminisme.

Pour Simone de Beauvoir dans « Le deuxième sexe » (1949), « les femmes doivent s’assimiler aux valeurs masculines pour s’émanciper » : elles doivent donc s’émanciper économiquement et avoir une autonomie financière. Ce que prône Simone dans les années 50 n’a en réalité rien apporté philosophiquement dans les années 70. Elle n’est restée qu’au niveau économique.

Non à la maternité de substitution

Ainsi pour Marie-Jo Bonnet le MLF (Mouvement de Libération des Femmes) crée en 1971 est « l’anti deuxième sexe ». Si les femmes ont le droit d’avoir un statut égal aux hommes dans la société, « il y a la possibilité de faire autre chose que ce qu’ont fait les hommes ». S’il y a égalité devant l’argent, il n’y a plus d’éthique : « la mère, on ne sait plus ce que c’est ». Elle milite donc contre la GPA et la maternité de substitution. Le but étant le respect de la personne et surtout de la femme.

Marie-Jo Bonnet conclut sur les rapports entre homme et femme qui doivent être régis par l’éthique : le respect de soi, la présence de modèles et surtout des lieux de débats. Avec le MLF, il y avait des réunions, un cheminement collectif qu’aujourd’hui il n’y a plus.