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Donald Trump quitte les accords de Paris

Donald Trump a officialisé ce jeudi 1er juin le retrait des Etats-Unis de la COP 21. L’accord avait été signé par son prédécesseur, Barack Obama. Les réactions européennes sont unanimes.

La décision du président américain consterne. Quelques heures après que Donald Trump ait officialisé le retrait des Etats-Unis des accords de Paris, Emmanuel Macron a vivement réagi dénonçant « un désastre pour l’humanité », avant d’appeler les 193 autres pays-signataires à « ne rien céder ». Louis Daufresne recevait ce matin Henrik Lindell, Victor Loupan et Patrice de Plunkett autour du Grand Débat afin d’aborder notamment les arguments phares de ce retrait.

« C’est un camouflet et un désastre pour l’humanité » déclarait hier Emmanuel Macron. Après la poignée de main, le bras de fer. Patrice de Plunkett se fait tout de même fort de rappeler que le retrait de la puissance américaine n’altère pas la légitimité de ces accords « puisque le reste du monde reste ferme sur les accords de Paris« . Aux Etats-Unis, les réactions sont partagées. Selon un sondage publié dans La Tribune, 71% des américains désirent aujourd’hui rester dans les accords de Paris contre 50% lors de la campagne présidentielle. Donald Trump a toutefois le mérite de respecter ses promesses de candidat.

« Je dis aux Etats-Unis: la France croit en vous, le monde croit en vous. Vous êtes une très grande nation, vous vous êtes dressés contre l’ignorance et l’obscurité. Mais pour le climat, il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B. » Emmanuel Macron

Victor Loupan, rédacteur en chef du Messager Orthodoxe, revient sur « l’argument massue » du président américain. Selon lui, « si l’Amérique avait continué à suivre les Accords de Paris signés par Obama (sachant qu’il entend démanteler tout l’héritage Obama), cela lui aurait alors coûté 3 millions d’emplois ». Un argument qui ne tient pas la route pour Patrice Plunkett : « Le développement des énergies renouvelables a créé 260 000 emplois, le chiffre a progressé de 25% entre 2015 et 2016. »

Henri Lindell pense quant à lui que « la présidence Trump accélère le déclin des Etats-Unis avec leur retrait sur tous les sujets internationaux« . Certains états se retrouvent même engagés à contre-temps dans une décision personnelle. La Californie, 6ème puissance économique mondiale, s’est déjà mise à l’heure de l’écologie. Barack Obama a malgré tout déclaré dans un communiqué que « même en l’absence de leadership américain ; même si cette administration se joint à une petite poignée de pays qui rejettent l’avenir ; je suis certain que nos États, villes et entreprises seront à la hauteur et en feront encore plus pour protéger notre planète pour les générations futures ».

Conclu fin 2015 dans la capitale française par plus de 190 pays sous l’égide de l’ONU, les accords de Paris visent à limiter la hausse de la température mondiale en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.