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Carnet de bord : Chantal Bally et les pèlerins sur les pas de Jésus

Tout au long de ce pèlerinage, nous suivons les pas de Jésus sur la terre qu’il a foulé, depuis l’Annonciation à Nazareth à la Nativité à Bethléem. Sa vie publique en Galilée avec ses montées à Jérusalem pour les grandes fêtes juives.

Jésus s’est incarné sur cette terre et dans ce peuple et les « dons de Dieu » sont irrévocables comme le rappelle un récent décret du Vatican de décembre 2015. Mais cette fois, nous suivons les paroles de Jésus à Jérusalem. Il y monta pour accomplir la volonté du Père, le salut de l’humanité par le don total de Lui-même par Amour. Comme nous dit le père Jean-Marie Crespin, qui accompagne notre pèlerinage, il ne s’agit pas de vivre cette journée comme simplement un Vendredi Saint, mais de réaliser, sans dolorisme aucun, la gravité et la profondeur de cette journée. « Cette journée est le sommet de l’Histoire de l’Humanité » nous dit-il, que nous soyons conscient ou non, rien ne peut plus être comme avant.

C’est dans cette perspective que nous commençons très tôt  notre journée pour arriver sur les lieux saints avant les autres pèlerins: chemin de Croix sur la Via Dolorosa jusqu’au Saint Sépulcre. Nous pouvons avoir des regards différents nous dit le père Crespin, dans notre liberté. Aurons-nous celui de la foule curieuse qui regarde ou celui de la Vierge Marie, qui, à travers son immense douleur, accompagne Jésus et le soutient de sa compassion, de sa tendresse, de sa force intérieure, seule consolation pour le condamné. Le silence et le recueillement sont les maîtres mots de cette journée tout au long de notre démarche.

Après le chemin de croix, nous allons d’abord au Saint Sépulcre, tandis qu’il y a encore très peu pèlerins, puis nous montons au Golgotha. Comme chacune de ces étapes est émouvante ! Le rocher, où Jésus a été crucifié, est visible, la table d’embaumement du corps également. En tout cas cela nous donne une idée du rite funéraire de l’époque de Jésus. Inutile de vous dire que j’ai porté les auditeurs de Radio Notre Dame et de la COFRAC et toutes leurs intentions, ainsi que celles des fidèles du web à chacune de ces grandes étapes. Personnellement, j’ai eu envie de rester dans un silence méditatif tout au long de la journée. Avant le déjeuner, nous célébrons la messe de la Résurrection, à la custodie de l’église st Sauveur, chez les Franciscains.

Dans l’après midi, avec quelques pèlerins, nous profitons du temps libre pour aller au mur des Lamentations, pour l’entrée du Sabbat, au coucher du soleil. Nous n’avons pas regretté de nous être mêlés à la foule nombreuses des juifs pratiquants, arpentant les ruelles étroites, toujours pavés de dalles romaines magnifiques. A cet instant, nous prions pour la paix sur cette terre et dans le monde. Particulièrement pour les Chrétiens d’Orient.

Demain ce sera notre dernier jour. Nous poursuivrons ce pèlerinage par la visite du monastère bénédictin d’Abu Gosh, un des lieux supposés des disciples d’Emmaüs, avant de rejoindre Paris.