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Saint Jean-Paul II, pape de la famille

En ce 22 octobre, nous célébrons saint Jean-Paul II. L’occasion de revenir sur son enseignement concernant la famille, alors même que s’achève le synode voulu à ce sujet par le pape François.

« Par l’intercession de Saint Jean Paul II, nous prions pour que le synode des évêques, qui va s’achever, rénove dans toute l’Eglise le sens de la valeur inégalable du mariage indissoluble et de la famille saine, fondée sur l’amour réciproque de l’homme et de la femme, et sur la grâce divine ». C’est par ces mots que, lors de son Audience générale, le pape François a rappelé que nous fêtions en ce 22 octobre, saint Jean-Paul II, « pape de la famille ». Et pour cause : Karol Wojtyla n’a eu de cesse de s’exprimer et d’écrire sur ces questions, notamment sur celle de la sexualité, avec son opus « Amour et Responsabilité » et sur celle de la spiritualité conjugale. Entre son élection au trône de Pierre et 1984, Jean-Paul II a produit pas moins de 700 pages de catéchèses sur l’amour humain dans le plan de Dieu, ce qu’il a appelé la « Théologie du corps ». Un riche enseignement dont on commence seulement depuis quelques années à découvrir la portée théologique. Chaque été, durant son pontificat, Jean-Paul II a reçu à Castel Gandolfo, des familles entières pour des veillées et des échanges.

Jean-Paul II, ardent défenseur de la famille

Temps fort du pontificat de Jean-Paul II : son Exhortation Apostolique du 22 novembre 1981, publiée à la fin d’un Synode ordinaire des évêques sur la famille, « Familiaris Consortio« . Pour la première fois, des couples mariés y participent comme auditeurs. Il y est notamment question de la régulation des naissances. Jean-Paul II y évoque également les menaces qui pèsent sur la famille et qu’il a très vite pressenties. Si la famille, première cellule de la société et école de vie de l’homme, se porte mal, c’est le monde entier qui ne tourne pas rond.

« Et ce moment historique où la famille subit de nombreuses pressions qui cherchent à la détruire ou tout au moins à la déformer, l’Eglise, sachant que le bien de la société et son propre bien sont profondément liés à celui de la famille, a une conscience plus vive et plus pressante de sa mission de proclamer à tous le dessein de Dieu sur le mariage et sur la famille, en assurant leur pleine vitalité et leur promotion humaine et chrétienne et en contribuant ainsi au renouveau de la société et du peuple de Dieu » – Extrait de « Familiaris Consortio« .

C’est aussi Jean-Paul II qui, la même année, jour de l’attentat dont il a été victime place Saint-Pierre, crée le Conseil pontifical pour la famille et l’Institut, portant son nom, pour favoriser les études sur le mariage et donner aux prêtres et laïcs une formation diplômante sur la pastorale de la famille.

1994 : autre temps fort dans le pontificat de Jean-Paul II qui écrit sa « Lettre aux familles ». Une lettre que Jean-Paul II débute avec une phrase tirée de son Encyclique « Redemptor Hominis » : « l’homme est la route de l’Eglise », à l’Eglise donc de l’accompagner dans toutes les facettes de son existence, en particulier au niveau familial. Et Jean-Paul II de rappeler que c’est au sein de la famille que se vit le don désintéressé de soi qui est indissociable du sacrement du mariage. Un don s’exprimant dans la fidélité, dans la transmission de la vie par laquelle l’enfant devient lui-même « don ».

En 1995, c’est « Evangelium Vitae« , son Encyclique sur « la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine ».

La famille, premier noviciat de l’amour

Certains Pères synodaux sont d’avis de s’inspirer du noviciat religieux pour renforcer la préparation du mariage. Une proposition qui aurait sans doute plu à Jean-Paul II. Il a lui-même toujours souligné l’importance de l’accompagnement des époux après la célébration du mariage. Rappelons que le prêtre puis archevêque polonais, a autrefois accompagné et suivi nombre de couples à Cracovie, dans le but de fonder une communauté de « famille de familles ».

Sources : Famille Chrétienne, Aleteia