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Frigide Barjot expulsée de son logement du XVème arrondissement

Mise à jour 14h57: Jointe au téléphone, Frigide Barjot a déclaré que « c’est contre ce mouvement que ce jugement est dirigé. Les juges n’ont pas statué en droit, ont réfuté toutes nos preuves et n’ont fait que reprendre les motifs de la RIVP ». La décision de justice semble en revanche n’avoir pas attaqué le moral de la chef de file du mouvement de contestation au mariage homosexuel. « J’appelle tout le monde à se mobiliser pour le 17 novembre, dans l’unité. Ce jugement inique et politique doit être un appel à se mobiliser. Je vais contacter Ludovine de la Rochère en ce sens. » a-t-elle notamment déclaré. Elle s’est enfin dite très touchée par les messages de soutien ici et là, sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter. « De nombreux tweets de soutien, venant même de la Manif pour Tous, montrent bien que c’est sans équivoque. Il faut descendre à nouveau dans la rue. » a-t-elle conclu.

Le couperet est tombé ce mercredi pour Frigide Barjot, son époux Basile de Koch et leurs deux enfants. Le tribunal d’instance du XVème arrondissement de Paris vient de décider ce matin de l’expulsion de la famille Tellenne de l’appartement qu’ils occupent à Paris, et ce dans un délai de 4 mois.

 

Frigide Barjot et sa famille expulsées ?

Le couple avait été assigné en justice par la Régie Immobilière de la Ville de Paris qui demandaient notamment la résiliation des baux de leurs appartements, rattachés en dupleix, d’une superficie totale de 173 mètres carré, au motif de deux infractions graves : avoir utilisé leur logement à des fins commerciales pour leur société d’édition, Jalons, et de l’avoir loué à cette même société.

Deux chefs d’accusations étranges alors que les époux Tellenne sont en possession d’une lettre de la RIVP, les autorisant à domicilier leur société au 49 rue de la Fédération dans le XVème, une exploitation « qui ne devra modifier en rien la nature du contrat qui les lie et qui garde un caractère exclusif d’habitation ». Le courrier date du 6 janvier 1986… Le 19 octobre dernier, sur Radio Notre Dame, Frigide Barjot déclarait déjà qu’ils avaient l’autorisation de la RIVP.

 

« Un coup bas qui vient de haut »

Frigide Barjot, qui n’était pas présente lors de l’audience, s’est dite « anéantie ». Elle n’a pas répondu à nos appels réitérés. Quant à Basile de Koch, son époux, il déclarait avant le jugement, interrogé sur France Info, que « c’est un coup bas qui vient de haut. La Régie Immobilière de la Ville de Paris, c’est la voix de son Maître, la voix de son Maire, si vous préférez. Depuis 27 ans, pas une lettre, pas une mise en demeure, pas un coup de fil ou une remarque du gardien, rien ! Tout d’un coup, la bombe atomique, c’est-à-dire une assignation immédiate aux fins d’expulsion de toute la famille. Ce n’est pas un hasard ». Les deux époux n’ont pas encore décidé s’ils allaient faire appel.

Cette nouvelle a enflammé la twittosphère. Les époux Tellenne, comme leurs nombreux soutiens, dénoncent aujourd’hui une « décision politique ».

 

D’autres, comme l’élu communiste Ian Brossat, qui s’était récemment exprimé sur sa volonté de « remplacer » le Sacré Coeur de Montmartre, se sont réjouis de cette décision.

 

 

Ces deniers ne devraient pas se réjouir trop vite. En effet, le délai de 4 mois reste à prendre avec des pincettes puisque la trêve hivernale, qui se termine dans exactement cinq mois, interdit toute expulsion pendant cette période. Mi-octobre sur notre antenne, Frigide Barjot confiait que « j’espère que c’est le juge et pas le Maire de Paris qui décidera sur ce dossier ».