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8 février 2018 : Le #BuzzDeLaSemaine

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Avec Louis-Marie Picard.

Mark Zuckerberg a dévoilé le nouvel algorithme de Facebook. Qu’est ce qui va changer ?

Mark Zucherberg l’a promis : « L’un de nos gros points de préoccupation pour 2018, c’est de nous assurer que le temps que nous passons tous sur Facebook, et du temps bien dépensé. » Pour faire simple, il souhaite donner du bonheur à ses 1,8 milliards d’utilisateurs actifs mensuels. Voilà pour le story telling. Voilà pour la version officielle qui rappelle un petit peu Tartuffe draguant Elmire :

Le bonheur de vous plaire est ma suprême étude,
Et mon coeur de vos voeux fait sa béatitude ;

Peut-on douter de la magnanimité de Mark Zucherberg ?

Oui parce que comme poursuit Tartuffe :

Mais ce coeur vous demande ici la liberté
 D’oser douter un peu de sa félicité.

Ce changement d’algorithme est très habile. Deux quelques précisions sur Facebook. Il existe deux catégories d’utilisateurs : Les profils (des personnes) et des pages (marques, personnalités, médias). Ces derniers utilisent Facebook à des fins publicitaires et commerciales quand les premiers ont un usage personnel. Ce sont eux que Facebook veut mettre en avant. Deuxième précision qui n’est pas des moindres : L’algorithme de Facebook est très opaque pour ne pas dire secret.

En fait ce qui intéresse, ce qui obsède Facebook c’est de collecter les données de ses utilisateurs. Une fois qu’on le sait, l’affaire est entendue, plus les utilisateurs auront un rapport personnel sur le réseau social, plus le bas de laine est important pour les annonceurs.

Facebook veut contrôler ou vendre notre vie ?

Les deux mon général. Les données personnelles de plus de 2 milliards de personne, c’est le Pérou pour les annonceurs. Même le KGB dans ses années fastes n’avait pas autant d’informations et surtout avec ce degré de précisions. C’est le cas aussi pour les GAFAM. Mais s’ils en ont temps c’est parce que nous les leur donnons. Enfin, Facebook demeure un paradoxe. Dire tout le mal qu’on pense de Facebook sur Facebook ne leur pose aucun problème. C’est de la liberté d’expression. En revanche, si comme c’est arrivé cet enseignant, vous publiez sur Facebook le tableau L’origine du monde de Gustave Courbet, votre compte peut-être supprimé sans autre forme de procès. Seulement voilà, la justice française est maintenant compétente pour juger que Facebook n’a pas à avoir un rôle de censeur pour les œuvres d’art qu’il jugerait choquant.

Ce qui est paradoxal quand on se souvient que Facebook au départ s’appelait Facemash et permettait aux étudiants boutonneux du MIT de voter pour la plus belle fille du campus …

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