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25 octobre 2020 : C’est par le don gratuit d’une victoire militaire que le catholicisme s’est répandu dans tout l’empire romain

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Bonjour à tous. Savez vous que c’est par le don gratuit d’une victoire militaire que le christianisme s’est véritablement répandu dans tout l’empire romain ? Il n’est pas inutile d’en faire mémoire face à ceux qui prétendent nier ce que doit la civilisation occidentale à la foi catholique.

Car vous voyez, si la présence des premiers évangélisateurs est tout à fait attestée en Gaule dès la seconde partie du Ier siècle, il faut remarquer que ce n’est qu’à partir de l’avènement de l’empereur Constantin, et de l’édit de Milan en 313, que le catholicisme se répand librement dans tout l’Empire romain. Il faut rappeler ici que l’empereur Constantin, fils de sainte Hélène avait résolu de combattre et de chasser de Rome le tyran et usurpateur Maxence[1]. Selon la tradition Catholique, et les nombreuses sources qui en attestent, Constantin, qui n’était pas encore baptisé, avait vu paraître dans le Ciel une Croix plus éclatante que le soleil lui même sur laquelle ces paroles étaient écrites In hoc signo vinces, tu vaincras par ce signe. Ce don gratuit d’une victoire militaire stratégique va changer la vie de celui qui aura, par le signe de la Croix, débarrassé l’empire de ce tyran. Il en eu une si grande estime qu’il n’eut de cesse de faire connaître la vertu de la Croix dans toute l’étendue de l’empire Romain. De là viennent les Croix qu’il fait peindre sur les bannières impériales, en lieu et place des aigles qui y trônaient auparavant, et en fit marquer la monnaie publique dans tout l’empire romain.

Malgré le développement de l’hérésie de l’arianisme, l’édit de Milan a une importance considérable dans l’histoire de la charité. Mais vous me direz, qu’est ce que cet édit de Milan ? Et bien c’est une circulaire de l’empereur Constantin, publiée le 13 juin 313 à Nicomédie par l’empereur Licinius. Dans ce  texte, les deux empereurs permettaient à tout habitant de l’empire romain d’« adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel », la seule condition de cette liberté religieuse était de prier pour le salut de l’État. En fait, comme le font remarquer les historiens[2] « Ce n’est pas un édit en tant que tel, cela vient surtout confirmer un édit précédent promulgué deux ans plus tôt par Galère et qui donnait la liberté de culte aux chrétiens après la grande persécution de Dioclétien. » [3]

Alors chers amis, en pratique et d’ici à Dimanche prochain, n’oublions pas que la liberté de culte et de conscience, reconnues aux chrétiens au début du IVème siècle, sont aujourd’hui sévèrement combattues par de nombreux tyrans, qui au contraire de Constantin, se glorifient de ne pas adorer Dieu et de vouloir effacer de leur empire toute présence de la Croix en Europe. Alors que cette civilisation occidentale post chrétienne et sans éthique s’effondre, il est urgent de revivre ce temps passé, de transmettre ce qui constitue notre véritable héritage, de faire revivre la mémoire de ces miracles oubliés avant qu’elle ne soit tout à fait effacée.

[1] Qui s’était fait proclamer empereur en 306 et Auguste en 307

[2] Voyez sur ce point Bruno Dumézil, historien et maître de conférences à Paris X.

[3] Cf SENEZE Nicolas, le 08/06/2013, La Croix

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