L’éditorial de Gérard Leclerc

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12 janvier 2021 : Les décisions du pape

L'éditorial

© Antoine Mekary / Godong

Le pape François prend des initiatives importantes en ce moment. Elles ne sont pas toujours comprises et répercutées comme il le faudrait. Ainsi d’une année consacrée à Saint Joseph et à la cause de la famille !

A-t-on pris vraiment conscience de l’importance des récentes initiatives du pape François ? Sans doute les médias ont-ils mis l’accent sur son plaidoyer insistant en faveur de la vaccination contre le Covid. Certains le critiquent d’ailleurs pour cela, mais même si le pape n’a pas de compétence particulière en matière médicale, sa charge pastorale comporte une mission politique au sens le plus noble, celui du service du bien commun. On peut penser qu’il s’est suffisamment renseigné aux sources les plus pertinentes pour se prononcer sur un sujet aussi important. Une pandémie de dimension mondiale ! Mais il y a d’autres interventions de la part du chef de l’Église catholique, qui ne soulèvent pas le même intérêt. Décider, par exemple, de consacrer une année entière à saint Joseph, père nourricier de Jésus, n’a rien de spectaculaire. Cela ne toucherait que la piété catholique, à laquelle les non-initiés ne comprennent pas grand-chose.

Il se trouve qu’une autre initiative papale s’accorde parfaitement à la piété dont l’époux de la Vierge Marie est l’objet. Elle concerne la famille. Oui, François veut consacrer aussi l’année qui vient à cette cause pour lui essentielle. Rien de plus normal, dira-t-on, de la part de l’Église catholique. Pour elle, le mariage est un sacrement qui est au cœur de la vie sociale, et tous les prédécesseurs de François, singulièrement saint Jean-Paul II, ont apporté tous leurs soins au service de la famille. Il me semble pourtant que, dans les circonstances présentes, les deux initiatives de François prennent un relief particulier. Car nous vivons dans les pays d’Occident une crise généralisée, où tous les repères anthropologiques sont en train de se perdre, notamment en ce qui concerne l’identité sexuée des individus. Ce sont les fondamentaux qui sont en cause, avec une désintégration de l’affectivité qui détruit les liens sociaux. Dans ce contexte, rien de plus nécessaire que cette insistance du pape François.

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