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4 mars 2022 : La coïncidence du carême et d’un centenaire marial

04.03.22
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Il y a exactement un siècle, le 2 mars 1922, le Pape Pie XI déclarait la Vierge Marie, en son l’Assomption, patronne principale de la France. Il authentifiait ainsi une longue histoire de confiance et d’amour entre la Mère du Rédempteur et notre pays.

Cette histoire, marquée aussi par le vœu et la consécration de Louis XIII en 1638, s’incarne dans d’innombrables chapelles, sanctuaires et cathédrales, dans des lieux d’apparition, comme Lourdes mais aussi la rue du Bac, La Salette ou Pontmain, et surtout dans la ferveur avec laquelle petits et grands, fidèles engagés comme chrétiens du seuil, aiment invoquer Marie. Cette histoire s’incarne également dans la contribution de maîtres théologiques et spirituels à la piété mariale de toute l’Eglise. Je pense par exemple à saint Bernard, à qui nous devons notamment d’extraordinaires méditations sur l’Annonciation, la deuxième partie du Je vous salue Marie (« Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous… ») et les invocations finales du Salve Regina (« O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria ! »).

 

Quelle est l’actualité de cette relation privilégiée avec la Vierge Marie ? Il y a d’abord le bienfait d’une figure féminine et maternelle, accueillante à tous, rassurante, encourageante. Il y aussi le soutien que la Mère de Dieu, mère de Celui qui est vrai Dieu et vrai homme, apporte à notre foi au Christ, Seigneur et Sauveur. Il y a également le témoignage d’authentique liberté donné par Marie, fondée sur l’accueil des dons de Dieu, approfondie par la vie spirituelle, orientée vers l’amour.

 

Ce carême inauguré par le centenaire de la proclamation de Pie XI peut être une bonne occasion d’accueillir mieux le « Voici ta mère » de Jésus à La Croix. Il ne s’agit pas d’une dimension annexe ou désuète de notre vie de foi mais d’un lieu essentiel de fidélité évangélique. Avec Marie, si nous la prions, si nous la contemplons, si nous nous mettons à son école, notre foi peut devenir plus simple, plus chaleureuse, plus courageuse aussi. Que son patronage ne doit pas seulement officiel : qu’il soit aussi le patronage de nos cœurs et de nos vies !

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