Le magazine du Synode

Podcasts

Émission du 16 octobre 2018 : Les jeunes d’Afrique particulièrement bien représentés au synode

XVMbb7a72ec-572b-11e6-8b97-aca9fd048fd9

>> A retrouver sur le site de RCF

UNE PASTORALE DES JEUNES POST CONFLIT

Dans des pays qui sortent de la guerre civile, comme la Côte d’Ivoire, le défi est de « construire l’unité et la fraternité », pour Mgr Gaspard Beby Gneba. Élaborer toute une une pastorale post conflit et aussi proposer aux jeunes des engagement associatifs pour leur permettre d’être « des acteurs de paix ».

« Il faut les ramener au Christ, ajoute le Père Cyrille Miyigbena, il n’y a pas de paix possible sans le Christ. » Au sein de Jeunesse bonheur, il a fait l’expérience de proposer aux jeunes de s’approcher tous ensemble de la croix : « en venant toucher la croix ils se sont rendus compte qu’ils étaient serrés les uns contre les autres ».

LE DÉFI DU MODERNISME

La jeunesse de Côte d’Ivoire n’est pas la jeunesse d’Afrique du Sud. Là, ce sont des « réalités européennes qui se vivent déjà là-bas ». Et pour le cardinal Wilfrid Fox Napier, le défi c’est « le matérialisme » et « les influences contre la morale chrétienne » concernant « la contraception, l’avortement, la vie des familles détruites par toutes les influences ». L’archevêque de Durban évoque aussi « la pression des gouvernements qui donnent de l’aide à l’Afrique mais sous certaines conditions, comme le contrôle de la population ».

FAIRE FACE À LA PAUVRETÉ

Dans d’autres pays comme le Bénin, le défi c’est « le quotidien à assurer : où on vit aujourd’hui et on ne sait pas si demain on sera là et si on aura de quoi assurer la vie », rappelle le Père Cyrille Miyigbena. « Les défis s’énoncent en termes de pauvreté, je ne dirais pas la misère mais quand même la pauvreté, qui est matérielle et aussi mentale ». Au Bénin on raconte que « les jeunes ne veulent pas s’enrichir rapidement mais soudainement » : dans un pays où « le modèle c’est l’enrichissement rapide », le défi c’est aussi celui « de la paresse, de l’oisiveté, du minimalisme ».

À Cotonou il n’est pas rare de voir des messes du dimanche soir rassembler 700 jeunes. « Une jeunesse qui a de grandes forces, de grands atouts, prête à se donner. » Mais comme le constate le prêtre, « tout s’apprend ». « On exhorte la jeunesse mais ça ne suffit pas pour mettre en pratique ce qu’on leur enseigne. » Selon lui, il va falloir que les « pasteurs changent de méthode ».

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *