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Légaliser l’euthanasie ou développer les soins palliatifs sont deux logiques opposées.

08.09.22
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Légaliser l’euthanasie ou développer les soins palliatifs sont deux logiques opposées.

La chronique des AFC 10h30

La rentrée vient à peine d’avoir lieu que le gouvernement et la majorité se mettent en ordre de marche pour légaliser l’euthanasie.

Le chef de l’Etat, lors de la légion d’honneur de la chanteuse Line Renaud, le 2 septembre, déclarait : « c’est le moment de le faire, alors nous le ferons ». Et l’Elysée vient d’annoncer qu’une convention citoyenne devrait bientôt être mise en œuvre.

Les prises de position se succèdent. Ainsi, le JDD a publié fin aout une tribune de Line Renaud et du député socialiste Olivier Falorni. Ils réclamaient la légalisation de l’aide active à mourir.

Claire Fourcade, médecin et présidente de l’Association Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs a répondu à un certain nombre d’inexactitudes. Par exemple, il n’y a pas « de plus en plus de malades » qui se rendent en Belgique ou en Suisse. La commission de contrôle belge a d’ailleurs dénombré 45 patients étrangers au total sur les 2 dernières années.

Le Dr Fourcade réfute également l’affirmation que « l’euthanasie n’a pas empêché le développement des soins palliatifs en Belgique ». En fait, ceux-ci ne se sont pas du tout développés depuis 10 ans ! Mais en parallèle les euthanasies sont passées de 200 à 2900 par an en 20 ans du fait d’un élargissement constant des critères jusqu’à euthanasier des patients qui ne sont pas en fin de vie.

Légaliser l’euthanasie OU développer les soins palliatifs sont deux logiques opposées.

Nous constatons que les militants du « droit à mourir » sont pour l’immense majorité des personnes qui ont vécu très douloureusement la fin de vie d’un proche. Ils se disent : « Mieux vaut abréger la vie plutôt que de finir comme ça ».

La solution à ces souffrances est dans un meilleur accompagnement des personnes très âgées et des malades en fin de vie pour leur permettre de vivre leur vie jusqu’au bout, dignement, sans souffrance et bien entourées. Développons donc des soins palliatifs de qualité sur l’ensemble du territoire. Et dotons-nous et mettons en œuvre une loi « Grand Age » pour prendre soin de nos aînés.

Vous pourrez contribuer à la consultation des AFC sur la fin de vie sur le site www.afc-france.org

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