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L’équation de la réussite

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La question qu’on se pose aujourd’hui : y a-t-il une équation de la réussite dans les études ? La réussite dans les études repose sur trois piliers fondamentaux, trois mots faciles à mémoriser puisqu’ils commencent tous par la lettre M : Matière, Méthode et Mental. La Matière, c’est l’objet sur lequel porte le travail ou le projet : Mathématiques, Informatique, Economie, Droit, Anglais. Cet objet est a priori neutre, impersonnel, extérieur à l’étudiant. La Méthode concerne les rapports entre l’étudiant et la matière. Celui-ci développe-t-il des méthodes conscientisées pour réussir, des stratégies pour performer, ou bien procède-t-il au petit bonheur la chance ? Quelles procédures utilise-t-il pour gérer son temps et ses énergies, pour appréhender les notions nouvelles, les trier, les hiérarchiser, les relier et les mémoriser, ou pour prendre connaissance d’un énoncé et parvenir à une solution satisfaisante ? Ces procédures sont-elles régulièrement évaluées au crible de leur efficacité ? Le Mental, enfin, concerne le rapport de l’apprenant avec lui-même. Ce dernier a-t-il appris à se distancier de ses émotions, positives ou négatives, et à renégocier en permanence les conditions d’une concentration et d’une efficacité optimales ? A-t-il confiance dans ses chances de réussite ? Est-il motivé, a-t-il le feu sacré, la « niaque » ? Sait-il positiver et relativiser face à la charge de travail et aux notes ?

L’équation de la réussite, c’est 33 % de Matière, 33 % de Méthode et 33 % de Mental. Et celle de l’échec : 100 % de Matière, 0 % de Méthode et 0 % de Mental. Un très grand nombre de situations d’échec et d’enlisement trouvent leur origine dans des méthodes inefficaces ou dans un mental déficient (absence de motivation réelle et de projet personnel, autodénigrement systématique, enfermement dans un jugement négatif proféré parfois par un enseignant ou un proche à un moment donné de la scolarité antérieure, erreur d’orientation), s’accompagnant de sentences lapidaires : « je suis nul en Math ». Et pourtant, 67 % des difficultés rencontrées dans une matière ne trouvent pas leur origine dans la matière proprement dite.

Or, et c’est là que le bât blesse, enseignants et étudiants ne se préoccupent bien souvent que de la matière, et s’y acharnent d’autant plus qu’ils n’obtiennent pas les résultats escomptés. Pour maximiser ses chances de réussite, un étudiant devrait donc consacrer autant de temps et d’énergie à travailler la matière proprement dite, qu’à élaborer, mémoriser et appliquer des méthodes de travail efficaces, et à s’assurer que son équilibre personnel est préservé, et son enthousiasme intact.

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