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Émission du 13 septembre 2019 : Pourquoi a-t-on le mal de mer ?

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La question qu’on se pose aujourd’hui : pourquoi sommes-nous sujets au mal de mer ? Les symptômes de cette forme particulière du mal des transports sont bien connus : nausées, vertiges, frissons de froid ou de chaud, transpiration excessive, pâleur du visage, apathie, somnolence, lourdeur dans les membres, et parfois perte de connaissance. Ils apparaissent lorsque l’on a passé un certain temps sur l’eau, dans une embarcation soumise à divers balancements (roulis de babord à tribord, tangage d’avant en arrière, ou lacet autour de l’axe vertical), et à diverses secousses brusques (embardée de babord à tribord, cavalement d’avant en arrière, ou pilonnement de haut en bas), et sont dus à une désynchronisation des informations contradictoires reçues au niveau du cerveau d’une part par les yeux qui assurent la vue, d’autre part par les pieds qui assurent la proprioception, c’est-à-dire la perception de la stabilité, et enfin par les canaux semi-circulaires situés dans le système vestibulaire de l’oreille interne, siège de l’équilibre. Ce mal, qui peut être chronique ou occasionnel, mais toujours imprévisible, touche 20 à 30 % de la population, essentiellement les enfants de 2 à 12 ans, les femmes et les personnes âgées, mais aussi des marins confirmés, et même certains poissons. Dans 95 % des cas, il disparaît généralement au bout de 2 à 3 jours de navigation. Après un long temps passé en mer, certains marins peuvent même ressentir le « mal de terre », du à une nouvelle perte des repères lors de retour sur la terre ferme.

On compte cinq facteurs aggravants : le froid, la faim, la soif, la frousse et la fatigue. Pour s’en prémunir, il faut donc se couvrir, avoir le ventre plein, mais sans excès (priorité aux barres de céréales et aux fruits secs), boire régulièrement par petites quantités, en proscrivant l’alcool et le café, anticiper le stress en enfilant un gilet de sauvetage, en posant des questions aux membres de l’équipage et en chassant le souvenir des mauvaises expériences passées, et bien se reposer avant la navigation.

Evitez les mauvaises conditions météorologiques et les embarcations de petite taille, installez-vous si possible au centre du bateau, l’endroit le plus stable, et dans le sens de la marche, assurez-vous un large champ visuel, visez un point fixe à grande distance (la terre ferme, ou à défaut l’horizon), regardez les mouvements de la mer, fuyez la chaleur et les odeurs fortes (gasoil, tabac, poisson), préférez l’air frais du pont au confinement d’une cabine, et cherchez la compagnie de personnes non sujettes au mal de mer.

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