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22 janvier 2019 : ces femmes qui ne souhaitent pas avoir d’enfants

marie-ange

femme sans enfantComme de plus en plus de femmes en Europe,  des femmes françaises assument le fait de ne pas avoir  d’enfants ou de ne pas en désirer. C’est un fait et une réalité de notre société. Faut-il chercher des explications, analyser ? En tout cas, subsiste encore un certain tabou autour de la question et le devoir pour ces femmes de se justifier d’une manière ou d’une autre s’impose souvent à elles! Car la norme implique qu’une femme doit enfanter de part sa nature! Combien doivent répondre à ces questions : êtes vous mariée? Avez-vous des enfants ? Femme et maternité iraient donc de de paire. La maternité est-elle liée à la procréation ? Pas pour toute ! Ces femmes ont-elles un problème ?  Comment assumer cet état de vie ou ce choix ?  On tente d’y voir plus clair avec les invités de Sophie Nouaille :

  • Emilie Devienne : coach, écrivain, ancienne journaliste, auteure du livre “Etre femme sans être mère, le choix de ne pas avoir d’enfant” (Robert Laffont, 2007, réédité en 2018). A l’origine du concept de bibliocoaching.
  • Isabelle Duvernois : psychologue, sexologue, psychothérapeute, spécialiste des problématiques conjugales, parentales et familiales, à Paris http://www.duvernoispsychologue.fr/
  • Sophie : 43 ans, célibataire, enseignante -chercheur en stratégie d’entreprise en reconversion professionnelle, sans enfant

 

 

 

 

Commentaires

  1. Je suis hyper choquée et heurtée par ce que j’ai entendu ce matin ! Je n’en croyais pas mes oreilles ! J’entends que certaines femmes fassent des choix à part, mais pas qu’elles le revendiquent comme modèle sur une radio chrétienne !

  2. Chère Isabelle,
    merci de votre message!
    les femmes qui se sont exprimées comme thérapeutes professionnelles et témoin n’ont justement pas revendiqué un modèle, elles l’ont d’ailleurs exprimé explicitement et ce n’est pas l’objectif de l’émission. Il ne s’agit ni de juger celles qui font ce choix ni stigmatiser tel ou tel modèle de famille. C’est une réalité aujourd’hui de la société. Il est bon de chercher à la comprendre dans une démarche bienveillante, de chercher à aller plus loin dans nos certitudes et de donner la parole à des personnes qui font des choix différents. C’est le rôle d’un media. C’est le rôle d’En Quête de Sens.
    Bien à vous
    Sophie Nouaille

  3. Chère Isabelle, comme vous avez raison de ne pas croire vos oreilles ! Elle vous auront sûrement joué un mauvais tour (ou bien est-ce la neige qui aura brouillé les ondes ?) en ne vous laissant pas entendre les multiples moments où nous avons répété que nous ne faisions pas de prosélytisme, ni ne critiquions les femmes qui choisissent d’être mères. Ré-écoutez l’émission un peu plus tard, peut-être (avec vos oreilles, et, j’ose vous le demander, vu la virulence de votre réaction, avec votre coeur)… en faisant attention à toute la palette des nuances que nous avons apportées, des questions que nous avons soulevées, etc. Je suis venue témoigner d’un choix qui ne fait de mal à personne, et du fait qu’il est extrêmement pénible d’être jugée en permanence à cause de ce choix, et d’être soupçonnée d’avoir un problème. La vie que je mène, que je sache, n’affecte pas la vôtre, ni celle des nombreuses mamans épanouies et heureuses ! J’imagine que, même si vous êtes en profond désaccord avec moi, vous pouvez tolérer mon existence, et ma parole, voire l’accueillir avec bienveillance ? Une radio chrétienne ne peut-elle pas laisser s’exprimer la variété des choix de vie, afin que ses auditeurs puissent réfléchir au monde dans lequel ils vivent et à la façon dont cela s’articule avec leur foi et leur (éventuelle) pratique ? Ne trouvez-vous pas stimulant d’avoir l’occasion de réinterroger vos convictions à la lumière d’arguments un peu différents ? En tout cas moi je remercie Radio Notre Dame d’ouvrir son antenne à des convictions variées, et Sophie Nouaille de fournir aux auditeurs matière à penser sur des sujets d’une infinie variété.

  4. Je viens d’écouter le podcast de l’émission du 22 janvier « Ces femmes qui ne souhaitent pas avoir d’enfants ».
    Je me suis interrogé pendant toute l’émission : « comment une radio catholique doit-elle réagir à cette véritable idéologie exprimée sans aucune contradiction » ? Car ceci est la question qui se pose. J’ai attendu la réponse de prêtres, laïcs, père et mère de famille, célibataires, théologiens ayant réfléchi et ayant la qualité pour me guider face à cette question qui nous est posée. Ils étaient tous absents !!
    Qu’avons nous entendu ? l’expression non contredite, toujours négative, de jeunes femmes ne souhaitant pas avoir d’enfant : La liberté ; la décision écologique de renoncer à avoir un enfant car nous sommes trop nombreux sur terre (est-ce le problème ? argument pourtant deux fois exprimé) ; l’assimilation aux animaux qui cessent naturellement de se reproduire lorsqu’ils sont trop nombreux ; le refus de la violence obstétricale ; le choix d’éviter aux enfants les conflits familiaux ; l’impossibilité pour l’intervenante d’être comme sa mère, soit qu’elle n’aura jamais sa perfection, soit qu’elle ne souhaite pas à son enfant d’avoir une mère aussi pire que la sienne.
    Le médecin que je suis, souvent confronté à cette situation (qu’il n’est pas question de nier) n’a pas reçu de sa radio catholique préférée le moindre début d’aide, pourtant attendue, au moins de la présentatrice qui aurait pu poser les questions pertinentes.
    Au minimum une émission apportant des réponses chrétiennes sur cette question serait la bienvenue.
    Bien à vous.

  5. Merci à vous, du fond du coeur pour votre ouverture dans cette émission !

    Ca fait du bien d’entendre qu’on peut vivre sa vie sans devoir toujours justifier de ses choix (responsables), ou de son état de vie (avoir ou ne pas avoir d’enfant n’est pas qu’une question de choix).
    Cela ne remet pas en question les bienfaits et les merveilles que peuvent représenter la maternité…. et la paternité, dont on ne parle pas assez à mon avis dans notre société si évoluée !

  6. Au lendemain de l’émission et en lisant les commentaires, je retrouve bien l’esprit de l’émission : comme l’écrit Elise, il ne s’agit pas de remettre en question les bienfaits et les merveilles de la maternité, mais de comprendre d’autres voies, d’autres choix. Je partage avec notre animatrice l’avis selon lequel un média doit témoigner d’ouverture d’esprit. Et pour qui mentionne qu’il s’agit d’une radio chrétienne, justement : quid de la tolérance ? de l’écoute ?
    Je ne pense pas que l’on soit, au XXIe siècle, un bon témoin de la parole de Dieu au seul comptage du nombre d’enfants figurant sur notre livret de famille. L’Eternel ne regarde-t-il pas au coeur (pour reprendre 1 Samuel 16:7) ? C’est là l’essentiel, me semble-t-il.

  7. Madame,
    J’ai écouté et réécouté votre émission.
    Et je regrette que vous n’ayiez pas fait intervenir une laïc consacrée pour offrir une perspective spirituelle.
    Car au delà de la fécondité physique, il y a la fécondité spirituelle que vous avez tout juste évoquée ( alors que nous sommes sur une Radio catholique).
    Et je ne suis pas d’accord avec le fait que la conception d’un enfant soit de nos jours plus réfléchie qu’avant… Au contraire les contraceptifs ont ôté toute capacité de réflexion sur la portée de l’acte sexuel, entraînant des grossesses précoces plus ou moins assumées.
    Et j’ajoute aussi que nous pouvons avoir des enfants sans avoir le sentiment de polluer la planète !
    Merci tout de même pour les sujets de vos émissions toujours aussi intéressantes….

  8. Emission bien menée et aux invitées très intéressantes. Des femmes qui assument et expriment ce qui ne devrait pas être discuté. J’aime lorsque Sophie dit qu’elle n’a pas de comptes à rendre à la comptable de son entreprise lorsque celle-ci lui demande pourquoi ou si elle a des enfants… comme c’est juste ! Le sujet peut en effet être débattu mais pas la femme concernée, ni le choix qui lui appartient, à elle seule. Être mère n’est qu’une possible partie de l’identité d’une femme, mais ce n’est pas être une demie femme que de ne pas être mère. Trop souvent dans la pensée collective, on associe femme et fécondité, femme et maternité. Et bien non ! N’en déplaise à ceux qui instrumentalisent la parole chrétienne donnant à voir ainsi une image stéréotypée et réductrice de la femme. L’ancrage théologique et biblique explique mais n’excuse rien dans notre aujourd’hui. Quiconque défend cette liberté de choix, de ‘libre arbitre’ comprendra.
    Cette émission balaye ce qui aujourd’hui encore continue d’être sujet à polémique, interprétation… voire frôle le sexisme.
    Comme si ne pas vouloir d’enfant pour une femme devait nécessairement être justifié, défendu, comme un combat. Le mariage chrétien parle de fécondité, de mon point de vue celle-ci peut se déployer de 1000 façons… pas exclusivement dans la procréation.
    Puissent les voix s’élever avec autant de force pour les vrais problèmes de société qui mettent à mal la dignité humaine, au delà d’une morale cloisonnante et moralisante.
    Je suis heureuse d’entendre sur une radio chrétienne des débats qui ouvrent à l’altérité, celle dont le Seigneur sait bien nous parler lorsqu’Il nous invite à regarder et accueillir l’autre avec autant de bienveillance et de respect que nous savons l’accueillir Lui, ce Dieu d’une puissance surprenante qui se déploie dans le service et l’humilité. L’autre est vraiment autre lorsqu’il est différent. Sinon, huit clos, enfermement, repli sur soi. Rien à voir avec les Evangiles.
    Parole de femme chrétienne, catholique et engagée

  9. La réaction du médecin, citée plus haut me fait réagir. Il y a une manière implicite de vouloir confisquer notre parole de femme et plus précisément la parole des femmes invitées par Sophie. C’est une manière de ne pas entendre et d’invalider le discours que de le réduire à une idéologie. Toutes les femmes ont pris la précautions de préciser qu’elle témoignait d’une expérience personnelle et personne ne s’est érigé en modèle. Peut-être , monsieur vous faudrait-il consulter un confère ORL? Ou plutôt peut-être faudrait-il ouvrir votre cœur à un autre différent de vous et revoir ce qu’est l’altérité? Par ailleurs votre revendication d’une parole contradictoire témoigne du fait de ne pas vouloir entendre mais de celui de vouloir avoir raison. De mon point de vue c’est bien le signe d’une volonté hégémonique d’imposer un point de vue et de vouloir ce servir d’un média au service d’un point de vue érigé en Vérité (ce qui est une définition de l’idéologie) c’est donc bien de la propagande. Je me réjouis que Radio Notre Dame ne tombe pas dans ce travers. Je me souviens d’avoir co-animé pour radio-don, une heure d’antenne avec son directeur monsieur Courtois qui s’est expliqué sur ce sujet. La radio émet aussi pour des auditeurs qui ne sont pas catholiques et qui restent néanmoins dans un dialogue. La radio, de ce que j’en sais, est financée par ses auditeurs, aux convictions religieuses diverses et aux points de vue sociétaux variés, incluant le discours catholique dont l’orthodoxie est défendue régulièrement par ses représentants très largement et régulièrement invités.
    Quant à votre « demande d’aide » pour réfléchir vous avez pourtant me semble-t-il tous les outils nécessaires à commencer par la parole de vos patientes. Je me permets donc de vous renvoyer à la question de votre difficulté comme homme d’entendre, comprendre et accepter des paroles de femmes. L’étrangeté de l’autre vous semble-t-elle à ce point insupportable qu’il faille la réduire, la mépriser (vos paroles sont d’une grande violence); étonnant pour un médecin dont le métier repose en grande partie sur l’écoute??!

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