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15/11/2019 : Esperanto : l’idée d’une langue commune en Europe est-elle utopique ?

marie-ange
  • Vincent Jacques, entrepreneur. Créateur de plusieurs start-up notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle et du transfert d’argent. Espérantophone depuis 15 ans, fondateur cette année le mouvement citoyen Espéranto pour l’Europe afin de faire connaître les avantages que pourrait apporter l’espéranto au sein de l’Union européenne.

 

  • Jesper Jacobsen, professeur de physique théorique à Sorbonne Université avec des activités de recherche à l’ENS et au CEA. Professeur d’espéranto au département de langues ECLA de l’ENS. Membre de l’Académie de l’espéranto et co-rédacteur d’une revue littéraire trimestrielle qui s’appelle Beletra Almanako (Almanach des belles lettres). Egalement père de deux enfants (12 et 14 ans) dont l’espéranto est la langue maternelle.

 

  • Bernard Cornevin, professeur de sciences économiques et sociales retraité; et vous vous intéressez à l’économie des langues, la géopolitique des langues, la socio-linguistique et la question européenne; Espérantophone; Co-traducteur du livre « La domination de l’anglais, un défi pour l’Europe », paru en mars dernier. Un livre de Robert Phillipson qui est l’un des principaux experts sur la question de la politique linguistique en Europe.

Commentaires

  1. C’est une émission excellente tout est expliqué parfaitement comment faire écouter cela?? car les détracteurs inventent des arguments faux( on m’ a dit qu l’espéranto voulait faire disparaître le s langues!! et bien sûr ce serait très utile même en Europe même si la vocation de l’espéranto est mondiale. quel enrichissement personnel même si on ne s’en sert pas tout le temps ( c’est la société qui l e refuse )

  2. J’ajoute quelques éléments d’information plus directement en relation avec son rôle dans l’Eglise.
    La première traduction de la Bible (1926, sauf les livres deutérocanoniques*) est consultable en ligne à http://www.bible.com/fr/versions/841-esp-la-sankta-biblio-1926.
    * Dernière trad. de ceux-ci par le pasteur G. BERVELING, La duakanonaj libroj, vol. 1 et 2, « La historiaj libroj » et « La poeziaj kaj profetaj libroj », Chapecó : Fonto, 2001, 263 et 261 p., et vol. 3, « Libroj de la Ortodoksiaj Eklezioj », Zwolle : Voĉoj Kristanaj, 2008, 233 p.
    Autre ouvrage majeur, original, presque comparable par son ampleur au Vocabulaire de théologie biblique (Cerf) : le « Biblia vortaro », Rome, 1984, 830 p., commencé sous la dir. du Père Paruzel (1912-1977, réd. de la « Biblia revuo », hymnary.org/person/Paruzel_HH) et de E. Wojtakowski (aussi l’auteur du « Catalogue décimal » des ouvrages en espéranto à l’Université catholique de Lublin, Rome, 1979, 303 p.), et achevé sous la direction du Père Angelo Duranti (1927-2002, dir. de publication de « Ekumenismo », ayant pris la suite de la Biblia revuo), dont j’ai fait la connaissance en 1989 à l’occasion du 7e congrès oecuménique, coorganisé à Uckfield par l’Union catholique espérantiste internationale (IKUE) et la Ligue chrétienne internationale d’espéranto (KELI).
    Des « Normes pour la célébration de la Messe en espéranto » (1981) ont été suivies par l’approbation (ou la confirmation) de (respectivement) la traduction en espéranto du Missel romain et du « Lectionnaire romain pour les Dimanches et Jours de fête » ainsi que de l’Ordinaire de la Messe (1990). Le tout complété par (après de nombreux autres) un livre de chants oecuménique, « Adoru » (Freiburg : Ponto, 2001, 1422+50 p.) : plus de 900 chants, prières, et textes liturgiques, originaux et plus souvent traduits, de 20 langues, de diverses confessions chrétiennes.
    Innombrables trad. dont, par exemple, « La Didaĥeo » (1979), « Al Diogneto » (1986), Klemento el Romo (2003), « Apologio » de Tertullien (1982, 2e éd.), « La Unueco de la Katolika Eklezio » de St Cyprien (2006), « La imitado de Kristo » de Thomas a Kempis (1952), « Fabiola » de Wiseman (1911, 1928), « Quo vadis » (en accès libre à : i-espero.info/files/elibroj/eo%20-%20sienkiewiccz,%20henryk%20-%20quo%20vadis%201.pdf), etc.
    ainsi que des encycliques : j’ai sous la main « La surtera paco » [Pacem in terris] de Jean XXIII (1963), « La vojoj de la Eklezio » [Ecclesiam suam] de Paul VI (1965), etc.
    Pour écouter les trois émissions hebdomadaires de Radio-Vatican en espéranto, voici le lien :
    http://www.radio-vatikana-esperanto.org
    Je termine par les premiers et derniers mots de chacune de ces émissions : « Laudetur Iesus Christus. Estu laŭdata Jesuo-Kristo. »
    Amike (= « amicalement », en espéranto)
    Christian Lavarenne

  3. Dans mon précédent message j’ai oublié d’indiquer, comme petite bibliographie, les 4 livres que voici sur ce thème, dont 3 trad. de l’espéranto (comme « langue-pont » pour le dernier, car l’original est en allemand) :
    – Jerzy KORYTKOWSKI [O.F.M.Cap.], Ekumenismo kaj internacia lingva problemo / Language and Ecumenism, Zürchersmühle : IKUE, 1973, 174[+2] p.
    – J. KORYTKOWSKI, La chiesa e il problema della lingua ausiliare internazionale, Rome : Ed. (Pontificum Athenaeum) Antonianum, 1976, 175 p., avec biblio. p. 163-167 et index ; (coll. « Studia Antoniana », n° 23).*
    – J. KORYTKOWSKI et L. BOURDON o.p., Une langue internationale pour le monde et pour l’Eglise, [s.l.n.d. : Lille, 1979], avec « Préface » du théologien Marie-Dominique CHENU o.p.
    – Ulrich MATTHIAS, L’Espéranto : Un nouveau latin pour l’Eglise et pour l’humanité, Anvers : FEL, 2005, 286 p., ISBN 90 77066 17 9, trad.-adaptation d’un original all. (FEL, 2001, 142 p.). Consultable à http://www.u-matthias.de/latino/latin_fr.doc (mais dans une version antérieure).

    Amike, Ch. L.

    * (Il s’agit d’une thèse sur « l’Eglise et le problème de la langue internationale », sous la dir. du Prof. Rosario ESPOSITO, à la Faculté de théologie de l’Université Antonianum, Rome.)

  4. Débat extrêmement intéressant. Je vais transmettre le lien à une connaissance qui encore aujourd’hui m’a dit qu’elle était intéressée par cette langue.

  5. Merci pour la qualité de cette émission et de ces intervenants.
    C’est le moment pour l’Europe de se doter de cet outil de communication neutre mettant tous les interlocuteurs à égalité.
    N’oublions pas que, l’une des causes de la chute de l’empire austro-hongrois est due à la langue!
    Nos médias nationaux devrais être plus actif dans ce domaine, plutôt que de pratiquer « la servitude volontaire » envers l’anglo-américain.
    Car,disons le, La Boétie est plus que jamais d’actualité 400 ans après sa parution.

  6. Bonjour, en revenant lire les commentaires, je vois que le site de l’Union catholique espérantiste internationale que j’avais indiqué en envoyant les deux miens (du 16 nov.) n’y apparaît pas. Le voici donc (à titre de curiosité car il est entièrement en espéranto) : http://www.ikue.org
    On peut par exemple y consulter en ligne (à ikue.org/ek/ek.html) une trentaine de numéros récents de la revue « Espero katolika », fondée en 1903 (mais ne sont pas encore en libre accès ceux des années 2017-2019, dont on peut recevoir un exemplaire gratuit sur demande à ikue@ikue.org), et même déjà 227 numeros (23 années complètes) sur le site de la revue elle-même (esperokatolika.org).
    On peut aussi y télécharger la version espéranto (38 p.) de la « Semaine de prière pour l’unité des chrétiens » de l’année dernière, traduit par 16 bénévoles de 14 pays (« de tous les continents »), dont le français Daniel Chevalier (Ecquevilly) : ikue.org/ekumenismo/preghosemajno/libreto2018.pdf
    (…et pour lire cela et bien d’autres choses, on peut aussi apprendre l’espéranto en ligne, par exemple à esperanto.net/fr, ou à ikurso.esperanto-france.org)
    Je me permets enfin de signaler un récent article en français sur l’inventeur de la langue (et son évolution spirituelle) : « Lazar Zamenhof (1859-1917) : Du sionisme au hillélisme et de l’hébreu à l’espéranto », in Tsafon : Revue d’études juives du Nord, n° 76, automne 2018- hiver 2019, p. 123-142 (consultable gratuitement à : journals.openedition.org/tsafon/1379).
    Amike
    Ch. L.

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