Chronique géopolitique

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29 juillet 2017 :   Les réalités 2017. L’Italie doit faire face à un plusieurs défis : une crise économique, une crise sociale, une migration incontrôlée.

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          L’Italie fait toujours rêver lorsque l’on songe à Rome, à Florence, à Venise et à toutes les merveilles du pays, mais malheureusement le pays se porte mal et accumule les difficultés.

1- Sur le plan économique d’abord. Rome n’a toujours pas retrouvé son PIB de 2007. Dix ans de récession économique qui ont fait monter la dette atteignant aujourd’hui 130 % du PIB. Heureusement il semble que 2017 voit poindre une légère reprise, mais la récession a gravement atteint le pays qui est aujourd’hui considéré comme l’homme malade de l’Europe, avec un système bancaire fragilisé devant supporter près de 400 milliards de créances douteuses.

2- Sur le plan social ensuite. La crise économique a de graves conséquences sociales. Si le chômage global touche 11 % de la population, il atteint le tiers des jeunes qui voient s’exiler les diplômés, alors que 10% de la population a plongé sous le seuil de pauvreté. Deux priorités paraissent évidentes : combattre un populisme aussi démagogique que ravageur et faire soutenir par la banque européenne les établissements pouvant imploser sous le poids de leurs bilans désastreux.

3- Sur les questions migratoires enfin. Comment le pays peut-il faire face au torrent migratoire qui ne cesse de déferler du sud de la Méditerranée ? En 2016, près de 200 000 migrants ont débarqué sur leurs côtes et, depuis le début de l’année, ce furent 180 000 nouveaux arrivants qui sont débarqués. A ce rythme l’Italie recevrait 360 000 réfugiés en 2017. Un total de près de 500 000 en deux ans : c’est intenable. Intenable cette accélération non seulement pour l’Italie mais pour l’Europe.

Quels sont les responsables politiques européens conscients du problème italien avec le problème géopolitique des migrations ? Rappelons encore une fois les données du problème. L’Afrique comptait 150 millions d’habitants en 1880, elle en compte aujourd’hui un milliard et demi et les ethnologues annoncent trois milliards pour la fin du siècle. Il ne s’agit plus d’un problème de morale, d’humanité, de charité, mais de bon sens. Ne soyons pas les nouveaux Pharisiens de l’évangile : l’Italie, la France, l’Europe ne sont pas capables de faire face à de tels chiffres, à de telles multitudes. Nous ne pouvons accueillir, ne serait-ce que le dixième des populations africaines. C’est une question de bon sens : on ne met pas dix litres de liquide dans une bouteille d’un litre. Au niveau géopolitique, chaque continent doit assurer sa propre gestion démographique : la Chine a été jusqu’au bout du raisonnement en pratiquant la politique de l’enfant unique.

Certes l’Italie doit se réformer politiquement et économiquement, mais  il est évident qu’elle ne peut devenir le déversoir de l’Afrique, qui est responsable de son présent et de son avenir. Il faut l’admettre, le faire savoir et bloquer les abords sud de la Méditerranée : c’est une question de bons sens et de responsabilité.

En contrepartie aidons-la financièrement et faisons pression pour qu’elle contrôle sa démographie.

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