Chronique géopolitique

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26 août 2017 : Les réalités 2017. Moyen Orient : une accalmie trompeuse.  

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Depuis quelques jours, la région ne fait plus l’actualité des médias et semble retrouver le calme. Il est vrai que la Corée du Nord et ses velléités guerrières nous faisait craindre et nous fait d’ailleurs toujours craindre un embrasement mondial, mais le feu couve toujours au Moyen Orient lorsqu’on se penche sur ses multiples foyers de tension : la Syrie, la Qatar, l’Iran le Yémen, la Lybie toujours centre des migrations et de nouvelles inquiétudes, en Egypte, en Turquie et au Maghreb.

Aucun de ces pays n’a trouvé ou ne trouve un apaisement politique, économique ou social. Tentons de faire une synthèse sur la situation réelle de ces pays.

1- La Syrie : si la suprématie de Bachar el Assad n’est plus guère contestée, le problème kurde reste entier, car Erdogan le président turc n’admettra jamais la création d’un Etat kurde qui mettrait forcément en cause  les frontières de la Turquie actuelle. Autre sujet de conflit : Mossoul. Par contre la défaite de l’Etat islamique constitue un des rares acquis positifs des guerres en cours.

2- Le Qatar : le blocus de l’Arabie saoudite cesse, alors que le petit émirat est soutenu et ravitaillé par l’Iran et la Russie.

3- L’Iran : l’Europe a repris ses relations commerciales alors que les Etats Unis maintienne et accentue leur hostilité à Téhéran.

4- Le Yémen : la guerre civile persiste avec des disettes dramatiques. Qui peut arbitrer le conflit ?

5- La Lybie : une gouvernance officielle existe, mais est-elle à même d’endiguer le flot d’immigrants venant d’Afrique ?

6- L’Egypte : sa situation économique se détériore dramatiquement. Jusqu’à quand ses 90 millions d’habitants supporteront-ils cette détérioration ? 7- La Turquie : non seulement la dictature d’Erdogan se radicalise, jour après jour, mais l’islamisme s’affirme, le coupant de l’Europe, mais jusqu’où veut-il aller dans son expansionnisme ?

8- Le Maghreb : Une bonne nouvelle, le roi du Maroc, commandeur des croyants proclame la nécessité d’un Islam tolérant. Par contre la situation économique se détériore et pousse à l’exil vers l’Europe et la France, en premier lieu, les jeunes générations. Nous butons sur le défi démographique. Une fois encore rappelons la phrase de Michel Rocard : « nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde «.

Il est clair que si le feu couve toujours au Moyen Orient, l’Europe et les Etats Unis sont las d’intervenir et tentent d’apaiser par la diplomatie les tensions en cours, mais aucun responsable politique ne se hasarderait à prédire l’avenir.

La Turquie, n et l’Arabie saoudite sont les leaders de la région : il appartient à l’Occident de rechercher avec eux une paix durable pour le Moyen Orient. Est-ce possible et en sommes nous capables ? C’est aujourd’hui un vœu : tentons d’y travailler.      

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