Chronique géopolitique

Podcasts

15 juillet 2017 : Les réalités 2017. L’Europe : elle est l’objet de beaucoup de débats, de projets, de critiques. Le Brexit sera-t-il l’occasion d’une vraie renaissance ?

chronique-geopolitique

 

 

Le Brexit est au centre de l’actualité européenne avec cette interrogation : quel sera l’avenir de nos relations avec cette Angleterre, notre alliée durant les grandes épreuves du XXème siècle que furent les deux conflits mondiaux ?

Pour notre époque c’est presque de l’histoire oubliée lorsque l’on analyse l’état de l’Europe actuelle. L’Allemagne, la vaincue d’hier, en est devenu le leader économique et de ce fait le leader géopolitique de notre continent. Les opinions publiques savent-elles que le PIB de Berlin est trois fois supérieur à celui de Moscou ? Et que ce même PIB dépasse celui de Londres et de Paris ?

Plus majeur encore à nos yeux, notre voisin d’outre Rhin présente tous ses comptes en excédent, alors que les nôtres sont tous dans le rouge. Son industrie représente 24% de son PIB alors que le nôtre peine a atteindre les 12% de ce même PIB.

Certes l’Allemagne ne présente plus une face guerrière, mais elle domine désormais par son économie cette Europe qu’elle n’a pu conquérir par les armes.

Nous voulons une Europe plus forte, plus solidaire, mais pourquoi tous nos hommes politiques et la plupart de nos économistes n’abordent-ils jamais les trois données majeures de notre économie ?

1- Notre dépense publique atteint 57% du PIB, soit dix points de plus que notre voisin allemand, soit deux cent milliards d’euros. Pourquoi ?

2- Nos prélèvements et impôts dépassent de cinq points de PIB la moyenne européenne, soit cent milliards d’euro. Cette fiscalité excessive pousse à l’exil élites et investisseurs.

3- Notre déficit commercial. Il est de l’ordre de 45 milliards d’Euros. De l’autre côté du Rhin, les excédents sont de l’ordre de 250 milliards d’Euros !

Face à ce bilan, que peuvent être les conversations réelles entre Berlin et Paris ?

On parle d’un ministre des finances européen : ce serait certes positif si une telle décision visait à harmoniser les politiques économiques et fiscales en retenant ce qu’il y de positif et d’efficace chez chacun des pays de notre continent. A titre d’exemple :

– Pourquoi la Suisse a-t-elle un SMIC double du nôtre ?

– Pourquoi la Norvège a-t-elle mise de côté l’équivalent d’un PIB pour les retraites futures ?

– Pourquoi l’Allemagne a-t-elle ses comptes équilibrés et des surplus commerciaux ?

Malheureusement il semble que dans les suggestions des politiques et des économistes, il s’agirait surtout de fusionner les dettes et de se limiter à une seule mesure fiscale : l’harmonisation de l’impôt sur les sociétés ! Aucun de nos gouvernants n’ose débattre des trois fondements que nous avons cités.

Un nouveau quinquennat s’ouvre en France : après nos visites traditionnelles à Berlin, entameront-nous les réformes nous permettant de parler d’égal à égal avec l’Allemagne ? Au fond d’eux-mêmes c’est ce que souhaitent nos compatriotes.                                                                                                

 

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *