Chronique géopolitique

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Émission du 12 août 2017:  La Corée du Nord : les grands bluffs, mais jusqu’où ?

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Donald Trump énonce une menace sans ambigüité à l’encontre de la Corée du Nord en promettant : « un feu et une fureur que le monde n’a jamais vu jusqu’à présent », suite à l’annonce par Pyongyang de l’envoi de missiles vers Guam.

Même la Chine la met en garde : « respectez la décision de l’ONU. Ne provoquez pas la bonne volonté de la communauté internationale en lançant un nouveau missile ou en procédant à un autre test nucléaire ».

Une prise de vue montre aussi un colonel nord coréen scrutant la ligne de démarcation et annonçant que ses chars sont prêts à envahir sans difficultés la Corée du Sud. Ces déclarations incroyables sont présentées en Occident comme des options géopolitiques crédibles dont il faut tenir compte.

En réalité, l’armée de Pyongyang est une armée classique qui possède un seul atout : ses quelques armes nucléaires avec des fusées dont la fiabilité n’est pas confirmées. Mais les commentateurs semblent ignorer l’essentiel : l’armement américain à la pointe de la technique et ses moyens de renseignement lui permettant de connaître en permanence l’évolution et l’importance de chaque m2 de la Corée du Nord.

Comment est-ce possible ? Dans le secret le Pentagone a créé la NGA : ses 3 000 employés analysent en permanence les millions d’images de ses satellites espions. Concernant la Corée du Nord tous les emplacements tactiques et stratégiques sont connus et suivis au mètre prés. S’appuyant sur la théorie  de Bulbes développé par Albert Speer, les Etats Unis en employant leurs avions et missiles furtifs estiment pouvoir détruire en quelques instants la totalité des moyens civils et militaires de Pyongyang. Cela explique les déclarations de Donald Trump.

La Chine et la Russie le savent : que signifie dans ces conditions les affirmations de Pyongyang ? Sauver la face ? Mais quelle réalité ? Quel serait le scénario d’attaque probable prévu par le Pentagone ?

Détruire les Bulbes de Pyongyang en seul raid. Le jour J, une heure avant le coucher du soleil (heure H), plusieurs bombardiers furtifs Northrop B-2 Spirit larguent des bombes de dix tonnes sur les sites nucléaires. Au même instant, une cinquantaine de F-35 et plusieurs centaines de Tomahawk furtifs détruisent les sorties des centrales électriques, les centraux téléphoniques et télévisuels, les dépôts de carburant, les dépôts de gaz toxique, les PC politiques et militaires jusqu’au niveau du régiment. A H plus 5 (minutes), la Corée du Nord aurait perdu toute capacité civile et militaire. C’est un pays anéanti.

Que cherche donc la Corée du Nord ? Ses provocations à l’encontre de la première puissance mondiale sont incompréhensibles, mais se produiront-elles ?  Logiquement non, mais Pearl Harbour a bien eu lieu.

 

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