Chronique géopolitique

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5 août 2017 : Les réalités 2017.                                      Alertes sur la finance mondiale : elles sont nombreuses. Risque-t-on une crise géopolitique majeure ?

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De nombreux économistes font part dans les médias de leur inquiétude sur l’état de la finance mondiale : elle touche tous les continents de la Chine aux Etats Unis avec une Europe souvent citée. Le paradoxe de l’endettement des Etats comme des particuliers, c’est qu’il s’effectue avec des taux historiquement bas voulus par les banques centrales, ce qui pousse gouvernants et consommateurs à user et abuser de la planche à billets.

Concernant la France, Serge Dassault, industriel et patron du Figaro, tire la sonnette d’alarme sur le montant de notre dette dépassant 2 000 milliards de dollars et souligne que nous empruntons chaque année 200 milliards pour couvrir notre déficit et les échéances de nos emprunts. Cela semble indolore  avec des taux d’intérêt de l’ordre de 1%, mais que se passerait-il si nous nous retrouvions avec le taux grec de 5% ?

Serge Dassault demande une baisse majeure de la fiscalité permettant à l’économie de retrouver un taux de croissance autorisant, selon ses termes, de réduire rapidement notre dette et d’éteindre le volcan financier qui nous menace.

Son message est judicieux, mais il ne parle pas de l’autre volcan qui nous menace : notre dépense publique atteignant 57% du PIB, dix points de plus que chez notre voisin allemand : ces dix points de PIB représentent deux cent milliards d’euro. Ces réformes de la fonction publique et de ses fonctions régaliennes s’apparenteraient à une révolution. Elles seraient logiques et nous rejoindrions la gestion des grandes démocraties, mais est-elle socialement possible en France ?

Si en Europe, Grèce, Italie, Espagne présentent des dettes supérieures à celle de Paris, certains s’inquiètent aussi de la situation financière de la Chine où l’Etat comble les besoins des banques, des régions et des grandes sociétés. Mais avec la Chine, nous changeons de registre, car nous avons à faire à la deuxième économie mondiale exportant dans le monde entier. Avec Pékin, la finance rejoint la géopolitique : peut-on espérer une conférence tripartite Etats Unis, Chine, Europe, sur la situation économique mondiale ? Elle paraît aujourd’hui indispensable.

Mais l’œil géopolitique s’inquiète d’un drame d’une toute autre ampleur, car il cumule le financier, l’économique et le sociétal : la situation des pays en voie de développement. Pour eux le tocsin sonne déjà avec comme signes tangibles la faillite du Venezuela et les migrations de l’Afrique vers l’Europe prenant chaque jour plus d’ampleur.

Certains gouvernants ferment leurs frontières comme Washington sous la férule de Donald Trump, la Pologne et la Russie en Europe. Or ces migrations s’accélèrent : c’étaient des milliers, puis des centaines de milliers, bientôt des millions ?

Le défi migratoire s’ajoute au défi financier : les gouvernants occidentaux, nos gouvernants sont-ils conscients de ces dangers auxquels ils doivent faire face ?

Aidons-les à en prendre conscience : c’est notre avenir et celui de nos enfants qui est en jeu.                             

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