Chronique Les Enfants du Mékong

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Émission du 10 mai 2019 : Jean Vanier : un géant de tendresse

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Bonjour chers auditeurs,

Un géant de tendresse nous a quittés cette semaine ! Jean Vanier était un être exceptionnel porteur de joie et défenseur du regard bienveillant et des plus vulnérables. Un ami d’Enfants du Mékong aussi. Lors des 50 ans de l’association en 2008, il était venu nous confier quelques perles de sa sagesse et de sa tendresse. L’une n’allait jamais sans l’autre. Il nous invitait alors à la rencontre au-delà du don. Il nous offrait une manière de voir le monde à travers les merveilles que sont les personnes qui l’habitent, en particulier les plus fragiles. Voici ce qu’il nous disait alors :

« Nous sommes des êtres qui reçoivent. Et dans cette réception nous sommes des êtres qui accueillent ; c’est notre faiblesse. Alors nous avons peur de montrer ce que nous sommes vraiment. Les riches ont leur pauvretéles pauvres ont leur richesse, et ils ne se connaissent pas. Et cette pauvreté, nous avons peur de la montrer. Nous sommes tous des gens qui risquent de se cacher derrière un pouvoir, derrière des certitudes, derrière l’avoir. On se cache. Pour que tu ne vois pas qui je suis, dans ma pauvreté la plus radicale. Les pauvres ne peuvent pas se cacher, c’est évident. Dans leurs bidonvilles ils sont là avec leur pauvreté et leur misère. »

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« Dans notre monde où le danger des conflits est immense, je trouve qu’une œuvre comme celle d’Enfants du Mékong est une œuvre de paix. L’œuvre de paix c’est quand les murs deviennent des ponts. (…) L’avenir de notre société dépend justement de la capacité de chacun à créer des ponts. Parce que la peur que l’on a, c’est souvent la peur du différent : on ne sait pas la langue, on a peur de l’autre… »

« Il faut sur la terre des gens généreux, c’est évident ! Des gens généreux qui font des bonnes choses, pour les autres. Mais (…) pour beaucoup d’enfants, des enfants de la rue ou d’autres, ils ont surtout besoin de quelqu’un qui les rencontre. Et ça c’est autre chose : la générosité doit aboutir à une rencontre. Dis-moi ton nom. Qu’est-ce que tu vis ? Dis-moi ta souffrance. »

Veillez sur nous et nos œuvres de là-haut Jean, notre monde a encore terriblement besoin de vous !

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