Chronique Habitat et Humanisme

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11 juillet 2018 : Les vacances, un voyage pour une liberté intérieure

illustration habitat et humanisme

L’actualité se met progressivement en congé. Les mauvaises nouvelles, jamais ! Quant aux situations de précarité, l’éclat du soleil les met davantage en lumière. Que d’enfants resteront là à traîner, inoccupés, dans des espaces qui ne s’affranchissent pas de la misère.

Pour clôturer ce cycle de chroniques, deux mots me viennent à l’esprit : merci et pardon.

Merci pour l’écoute que d’aucuns m’ont réservé, sensible à leurs mots d’encouragement ou encore d’interpellation, m’invitant à mieux préciser ma pensée.

Merci du soutien que vous avez apporté, via Habitat et Humanisme, à des personnes rejetées, isolées. Votre aide fut concrète : des dons, un investissement privilégiant l’économie solidaire ou encore du temps partagé pour êtreplus proches de ceux qui sont au bout du bout, plus souvent à bout.

Merci pour ces liens créés qui, sans faire de bruit, font beaucoup de bien.

Saint Paul rappelle que nous sommes tous membres du même corps, un corps blessé et fracturé, d’où cette nécessaire réconciliation pour que Christ descende de la croix.

Pardon pour les blessures que j’ai pu susciter par ma parole apparaissant parfois dérangeante, voire brutale. Elle ne voulait que traduire, fût-ce maladroitement- je vous le concède – ce refus de la violence qu’est la misère se nourrissant de l’iniquité si prégnante qu’elle est banalisée.

Mes chroniques n’ont pas d’autre objectif que de mobiliser pour bâtir des liens. le virtuel n’efface pas les détresses. Seul le spirituel l’autorise ouvrant la relation entre terre et ciel aux fins de construire la nouvelle Cité. Saint Augustin dit que la ville n’est pas d’abord faite de pierres mais d’hommes.

Oui, des ‘pierres vivantes’ abritant pas seulement les mêmes, mais des êtres différents qui, dans l’esprit de Pentecôte, saisissent l’urgence de la fraternité d’une incroyable filiation pour être tous enfants d’un même Père.

J’ai évoqué au cours de l’année ces mots magnifiques du Pape Francois dans son encyclique la joie de l’Evangile : « Comme elles sont belles les villes qui ….mettent en relation et favorisent la reconnaissance de l’autre ! Comme elles sont belles les villes qui dépassent la méfiance malsaine et intègrent ceux qui sont différents ».

Le temps des vacances, c’est aussi un certain silence, né de la méditation, d’un discernement, qui introduit dans nos vies l’interrogation vivifiante : que dois-je faire.

Rendons grâce pour cet appel ; il nous conduit là où nous n’irions pas seuls. N’est-ce pas aussi un moment où on s’aventure vers de nouveaux espaces. Les plus grands sont toujours ceux de l’intériorité.

C’est là que Dieu demeure,. Là où nous sommes, là où nous en sommes, l’Esprit nous embarque pour cette traversée. Attention, cela risque de tanguer !

A la rentrée, avec toute mon amitié.

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