Carte blanche de Didier Rance

Podcasts

28 mars 2020 : Confinement

20160826_135514

 

Frère Richard Hendricks, un capucin irlandais, spécialiste de spiritualité chrétienne a écrit ce poème que j’ai traduit pour vous.

 

Confinement

Oui, la peur est là.

Oui, l’isolement est là.

Oui, les achats de panique sont là.

Oui, la maladie est là.

Oui, même la mort est là.

 

Mais on dit qu’à Wuhan après tant d’années de bruit, vous pouvez entendre à nouveau les oiseaux.

On dit qu’après seulement quelques semaines de calme, le ciel n’est plus empli de fumées mais bleu et gris, et clair.

On dit que dans les rues d’Assise, les gens chantent les uns pour les autres de part et d’autre des places vides, et laissent les fenêtres ouvertes pour que ceux qui sont seuls puissent entendre les bruits que font les familles tout autour d’eux.

On dit que, dans l’ouest de l’Irlande, un hôtel propose des repas gratuits avec livraison à domicile.

Aujourd’hui, une jeune femme que je connais est en train de diffuser dans le quartier des feuilles avec son numéro de téléphone afin que les personnes âgées puissent avoir quelqu’un à appeler.

Aujourd’hui, églises, synagogues, mosquées et temples se préparent à accueillir et à abriter les sans-abris, les malades, ceux qui sont las.

 

Partout dans le monde, des gens ralentissent et réfléchissent.

Partout dans le monde, des gens regardent leurs voisins d’une manière nouvelle.

Partout dans le monde, des gens s’éveillent à une nouvelle réalité.

À l’importance que nous avons vraiment.

Au peu de contrôle que nous avons vraiment.

À ce qui compte vraiment.

Aimer.

 

Alors nous prions et nous nous souvenons que,

oui, la peur est là, mais il ne doit pas y avoir la haine ;

oui, l’isolement est là, mais il ne doit pas y avoir la solitude ;

oui, les achats de panique sont là, mais il ne doit pas y avoir la mesquinerie ;

oui, la maladie est là, mais il ne doit pas y avoir de maladie de l’âme ;

oui, même la mort est là, mais l’amour peut toujours renaître.

 

Prenez conscience des choix que vous faites quant à la façon de vivre maintenant.

Aujourd’hui, respirez.

Écoutez.

Derrière les bruits d’usine de votre panique, les oiseaux chantent à nouveau,

Le ciel se dégage,

Le printemps arrive

Et nous sommes toujours embrassés par l’Amour.

Ouvrez les fenêtres de votre âme et, même si vous n’êtes pas capable d’atteindre l’autre côté de la place vide, chantez.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *